Le scénario à 200 dollars n’est plus une fantaisie : la guerre en Iran fait entrer l’énergie mondiale en zone de danger
Selon une note de Macquarie le marché pétrolier commence à intégrer un scénario qui paraissait encore extravagant il y a peu : celui d’un baril à 200 dollars si la guerre en Iran se prolonge jusqu’en juin et si le détroit d’Ormuz demeure fermé. L’hypothèse reste minoritaire, avec une probabilité de 40 % selon la banque australienne, mais elle n’est plus traitée comme un délire de salle de marché. Et c’est sans doute cela, le fait essentiel : le prix de l’énergie ne réagit plus seulement à une tension géopolitique, il commence à intégrer l’idée d’un blocage durable.