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Les coupes budgétaires, un poison pour la vente de tableaux

par Lode Goukens
Photo Belgaimage

« On assiste aujourd’hui à un renouveau de la peinture figurative en Belgique », affirme Leopold Geysen. « À Bruges, des Américains viennent même donner des stages onéreux pour apprendre à peindre comme les Primitifs flamands. » Mais sur ce renouveau plane une ombre : « Lorsqu’un gouvernement annonce des mesures d’austérité, c’est catastrophique pour la vente de tableaux. Je l’ai vécu sous Martens, puis à nouveau sous Dehaene. »

Leopold Geysen fait partie des rares peintres figuratifs encore en activité. Le dernier week-end de novembre, il ouvre son atelier de Nieuwrode pour une exposition. Les amateurs pourront y acquérir des huiles, des aquarelles ou des bronzes. Ils pourront surtout y contempler les toiles non destinées à la vente, où Geysen représente presque toujours son épouse, Hilde, dans des compositions singulières.

Formé à la peinture au milieu des années 1970 à Saint-Luc, à Bruxelles, Geysen y côtoyait l’atelier du graveur Karel Vereycken, un an au-dessus d’un certain Luc Tuymans, devenu depuis l’un des artistes belges les plus connus. De cette formation, Geysen parle avec philosophie : « Je suis surtout autodidacte, parce que je n’y ai pas appris grand-chose. L’enseignement ne correspondait pas du tout à ce que je voulais faire. » À l’époque, les techniques figuratives — glacis, couches extrêmement fines — avaient complètement disparu des écoles d’art. « C’était l’ambiance intellectuelle de l’époque, celle du coup d’État de Pinochet au Chili », résume-t-il.

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