L'éternel double standard médiatique - Plus dur avec un simple militant MR qu'avec des mandataires qui ont soutenu Oussama Atar (Carte blanche)
Encore deux poids deux mesures. La gauche vilipende le passage d'un jeune militant d'extrême droite au MR, sans voir le passif des élus PS ou Ecolo qui ont soutenu le cerveau des attentats de Bruxelles. Une carte blanche d'Alain Destexhe, sénateur honoraire.
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Résumé de l'article
Double standard : la gauche s'offusque du transfert d'un militant de Chez Nous au MR, mais omet de rappeler que de nombreux élus (PS, Ecolo notamment) ont soutenu celui qui allait devenir un des cerveaux des attentats de Bruxelles.
Un certain Noa Pozzi s’était présenté sur les listes du parti Chez Nous aux élections de 2024. Aujourd’hui, il est un simple membre du MR parmi 25.000 membres, sans aucun mandat et il effectue un stage dans le cadre de ses études auprès de Denis Ducarme. Pour ce crime, la gauche et le système médiatique, adeptes de la cancel culture, voudraient le condamner à la mort sociale : qu’il ne puisse jamais trouver un travail, qu’il ne puisse s’intégrer dans aucun cercle professionnel ou associatif. La gauche est en faveur d'une seconde chance dans la vie... sauf si on n'est pas de son camp.
Ce jeune homme a été qualifié d’« extrême droite » sans que l’on puisse trouver la moindre déclaration qu’il aurait tenue. Il a simplement transité par un parti qui n'a jamais été condamné par la justice et il l'a fait, en plus, très jeune. L’étiquette infamante d'« extrême droite » suffit pour entraîner sa condamnation à perpétuité.
Communiste, islamiste : circulez !
Bien entendu, ceux qui se réclament du marxisme ou du communisme – comme le PTB en Belgique, qui se revendique d’une idéologie responsable de plus de 100 millions de morts – n’ont aucun problème pour faire carrière et avoir pignon sur médias. Le PTB reste ambigu sur Staline et a soutenu la répression de Tiananmen ? Qu’importe. Le ministre socialiste Frank Vandenbroucke a été trotskyste dans sa jeunesse ? On s’en fout.
En ces jours de commémoration du 22 mars 2016, les médias ne font guère grand cas du comité de soutien formé pour obtenir la libération d’Oussama Atar, détenu en Irak, libéré suite aux interventions de la diplomatie belge, et devenu le cerveau des attentats de Paris et de Bruxelles, causant des centaines de victimes. Parmi les membres de ce comité figuraient Zoé Genot et Ahmed Mouhssin (Ecolo), Jamal Ikazban (PS), Ahmed El Khannouss (cdH) ainsi qu’Amnesty International.
Ikazban est promu, Pozzi est ostracisé
Ces mandataires peuvent dormir tranquilles : les médias ne leur demanderont aucun compte. Jamal Ikazban a même été récemment promu chef de groupe du Parti socialiste au Parlement bruxellois. Traiter Claude Moniquet d’« ordure sioniste » ou faire le signe des Frères musulmans ? Rien à voir avec un problème plus général d’islamisme ou d’antisémitisme. Pour nos chers médias mainstream, une adhésion, passée ou présente, de mandataires de premier plan au communisme ou à l’islamisme est beaucoup moins grave qu’un jeune homme inconnu d’une vingtaine d’années qui aurait rejoint un parti soi-disant d’extrême-droite. La chaîne LN24, en grande difficulté financière, avec des audiences microscopiques, organise pour Noa Pozzi une longue séquence autour de son cas. Mais pourquoi ignore-t-elle un député PS qui a plaidé pour la libération d'Oussama Atar et qui devient chef de groupe PS au parlement bruxellois ? Entre ces deux sujets, quelle est l'information la plus importante pour les partis concernés et la société belge ?
De Smet : pas de djihadistes dans le flot de migrants
Quant à ceux qui se sont lourdement trompés, comme le député François De Smet, le fossoyeur du parti DéFI, minimisant ou niant le danger terroriste à travers le flot de migrants ? Du haut de son piédestal de directeur de Myria (le prédécesseur de UNIA), il assénait un sentencieux « Mais pourquoi diable des djihadistes voudraient-ils dissimuler des gens chez des demandeurs d’asile ? » Toute sa morgue est dans ce "diable", il répondait d'ailleurs à une question complaisante sur des "rumeurs" (sic) d'infiltrations parmi les migrants. Pourtant, les auteurs des attentats de Paris et de Bruxelles sont tous arrivés via le flot de réfugiés. Pourtant, François De Smet ne se sent aucune responsabilité et continue à nous asséner sa moraline en permanence (en attendant l’acte de décès de DéFi).
Le MR doit refuser le cordon sanitaire
Pendant que l’islamisme prospère en Belgique, grâce notamment au PS, son président Paul Magnette veut institutionnaliser le cordon sanitaire au niveau de la Fédération Wallonie-Bruxelles pour lutter contre une extrême droite inexistante, imaginaire et fantasmée.
Une partie du Mouvement Réformateur se prête d’ailleurs à cette farce du « théâtre antifasciste » (Lionel Jospin) en votant, au niveau communal, des résolutions déclarant leur ville « antifasciste », sans se rendre compte qu’ils tombent dans le piège tendu par la gauche pour interdire à l’avenir toute critique de l’immigration ou de l’islam. Le MR se trompe lorsqu’il réclame — simple posture médiatique — l’inclusion du PTB dans le cordon sanitaire, qu’il sait qu’il n’a aucune chance d’obtenir.
Le véritable courage consisterait à dénoncer et à abolir ce cordon sanitaire, profondément antidémocratique, instrumentalisé par la gauche au profit de la gauche et contribuant ainsi à la réputation de la Belgique comme un unique espace de censure en Europe, à l’image des démocraties populaires. La gauche ne fera jamais de cadeau au MR. Ce dernier ne devrait rien céder à cette gauche qui n'attend qu'une seule chose : sa chute électorale.