Peter De Roover : « La guerre en Iran nous appauvrit, prétendre le contraire est faux »
Dans cette seconde partie de son entretien accordé à 21News, le président de la Chambre Peter De Roover (N-VA) confronte la pensée de Alexis de Tocqueville aux tensions économiques et politiques actuelles, entre crise énergétique, rôle de l’État et déséquilibres institutionnels.
Publié par Bram Bombeek
• Mis à jour le
Résumé de l'article
— Une critique des illusions politiques face au coût réel de la guerre et de l’énergie
— Le risque d’un interventionnisme croissant de l’État en réponse aux crises
— Une lecture tocquevillienne des équilibres institutionnels et politiques actuels
Bram Bombeek : Mais sur l’actualité actuelle ; les autres partis de la majorité veulent que l’État aide aussi à faire face aux prix à la pompe. Votre parti est le seul à s’y opposer.
Peter De Roover : Oui, regardez. La pression est évidemment très forte, mais en tant que responsables politiques, nous sommes confrontés à la réalité suivante : cette guerre nous appauvrit, point final. Et donner l’impression qu’il existerait quelque part un sac d’argent dans lequel on pourrait puiser est faux. Cela signifie donc que toute compensation est, au final, payée par le contribuable lui-même. Si l’on proposait encore d’instaurer une taxe de guerre et d’en redistribuer les recettes… je n’y suis pas favorable, mais ce serait au moins honnête. En tant que président de la Chambre, je dois me montrer quelque peu neutre, mais je suis tout de même heureux d’appartenir à un parti qui ne suit pas cette logique.
J’espère que les réformes de l’Arizona permettront à davantage de personnes en Wallonie d’échanger leur Dacia contre une voiture de société.
Bram Bombeek : La crise énergétique ne fait-elle pas simplement moins mal en Flandre ? Les voitures les plus vendues y sont des BMW et des Tesla, donc surtout des voitures de société, tandis que la Dacia est le modèle le plus populaire en Wallonie.
Peter De Roover : Eh bien, j’espère que les réformes de l’Arizona permettront à davantage de personnes en Wallonie d’échanger leur Dacia contre une voiture de société, mais l’inverse est aussi vrai : lorsque vous prenez des mesures générales, elles profitent aussi à des personnes qui n’en ont absolument pas besoin. Il est en tout cas frappant de voir que même des partis libéraux — le MR et Open Vld — plaident pour des mesures collectives et des interventions dans les mécanismes de l’offre et de la demande.
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