Une bataille après l'autre au PS: la présidence en 2027, les élections en 2029 (Analyse)
En remettant l’économie au cœur de son discours, le PS tente de corriger ses faiblesses mises en lumière lors des élections de 2024. Mais derrière ce repositionnement se joue déjà une autre bataille, plus discrète mais tout aussi décisive : celle de la présidence du parti en 2027.
Publié par Demetrio Scagliola
• Mis à jour le
Résumé de l'article
- Le PS opère un virage en remettant l’économie et les entreprises au cœur de son discours
- Trois bourgmestres — Thomas Dermine, Nicolas Martin et Déborah Géradon — incarnent une ligne social-démocrate plus pragmatique
- Une aile plus à gauche autour de Christie Morreale et Ahmed Laaouej continue d’occuper le terrain social et concurrence le PTB.
- Derrière cette stratégie se joue la bataille interne pour la présidence du PS en 2027, avec Paul Magnette sous pression.
Près de deux ans après la "gifle" électorale de 2024, le Parti socialiste poursuit sa tentative de refondation en essayant de tirer les leçons de sa défaite. L’une des critiques majeures formulées en interne portait sur l'incapacité du parti à parler au monde économique et à incarner une alternative crédible sur les questions de création de richesse et d’emploi.
Dans cette dynamique, trois figures du parti - les bourgmestres Thomas Dermine, Déborah Geradon et Nicolas Martin - ont été mises en avant pour porter une nouvelle ligne : davantage tournée vers l’économie, les entreprises et le tissu productif. L’idée est de rompre avec une image jugée trop éloignée des réalités économiques et de repositionner le PS comme un acteur capable de concilier activité économique et protection sociale.
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