Raphaël Glucksmann enfariné à la sortie de son QG à Paris
Acclamé par ses troupes lors d'un scrutin interne largement remporté, le chef de file de la gauche sociale-démocrate s'est fait surprendre par un lanceur de farine dès ses premiers pas de candidat officiel.
Publié par Loïc Cotteret
Résumé de l'article
Sacré vainqueur de la primaire sociale-démocrate avec plus de 66 % des voix, Raphaël Glucksmann a été enfariné en quittant son QG parisien. L'agression a aussitôt suscité la condamnation surprise de Jordan Bardella, qui a dénoncé toute forme de violence en politique.
La fête a subitement changé de couleur dans le XXe arrondissement parisien. Réunis à La Cantine de Belleville pour porter leur champion au sommet de la primaire, les militants savouraient encore un succès sans appel, plus de 66 % des suffrages récoltés ce dimanche 11 octobre.
Mais le réel a rattrapé le vainqueur à la seconde où il allait entrer dans son taxi à la sortie de son QG puisqu'un jeune homme a surgi de l'ombre et l'a recouvert d'un nuage blanc avant de prendre la poudre d'escampette sous les caméras de télévision.
@brutofficiel Dernière minute - Raphaël Glucksmann enfariné à la sortie de son QG de victoire.
♬ son original - Brut.
Une condamnation transpartisane inattendue
Si l'auteur du jet s'est volatilisé dans la foulée, l'écho de cette agression éclair a immédiatement fait réagir le paysage politique français.
C'est du côté le plus inattendu de l'échiquier qu'est venu le premier écho : Jordan Bardella a très vite fustigé cet acte sur les réseaux sociaux.
Comme dans l'ensemble de la société française, la violence n'a pas sa place en politique. Il n'y a pas de petite agression, pas d'atteinte physique qui soit dérisoire. Soutien à Raphaël Glucksmann, victime d'une violence inacceptable ce soir à Paris après sa victoire à la…
— Jordan Bardella (@J_Bardella) October 11, 2026
Rappelant que la violence ne saurait avoir de droit de cité dans le débat démocratique, le président du Rassemblement National a apporté un soutien ferme au nouvel investi, refusant de banaliser la moindre atteinte physique, même sous des airs d'entartrage grotesque.