« 80 personnes qui vous attendent pour vous foutre dehors » : Louise Montangon raconte son quotidien à la faculté
Invitée des Grandes Gueules sur RMC, Louise Montangon, 22 ans, militante du RN et responsable de l'UNI à Bordeaux, affirme avoir dû interrompre ses cours en raison de pressions politiques. Elle raconte notamment avoir été confrontée à des attroupements de 80 puis 200 personnes à l'université.
Publié par Harrison du Bus
Résumé de l'article
Louise Montangon affirme sur RMC avoir été empêchée de suivre ses cours à Bordeaux et confrontée à 200 opposants politiques dans une bibliothèque universitaire.
« Dans l'enseignement supérieur public, à partir du moment où vous assumez être de droite, c'est terminé pour vous. » Invitée jeudi 8 octobre des Grandes Gueules sur RMC, Louise Montangon a livré un témoignage particulièrement préoccupant sur les conditions dans lesquelles elle affirme avoir poursuivi ses études à Bordeaux.
Âgée de 22 ans, adhérente du Rassemblement national et responsable de l'UNI à Bordeaux, la jeune femme s'est récemment fait connaître du grand public après une confrontation avec Gabriel Attal sur LCI, dans le contexte des mobilisations lycéennes.
Dans l'enseignement supérieur public, à partir du moment où vous assumez être de droite, c'est terminé pour vous.
Louise Montangon
Mais c'est cette fois sa propre expérience universitaire qu'elle a choisi de raconter. Selon elle, l'hostilité suscitée par ses convictions politiques l'aurait contrainte à interrompre sa présence en cours et à poursuivre ses études à distance.
🔴🇫🇷 𝗙𝗟𝗔𝗦𝗛 𝗜𝗡𝗙𝗢 — Menacée par l’extrême gauche, Louise Montangon révèle avoir dû arrêter les cours pour sa sécurité.
— Bastion (@BastionMediaFR) October 8, 2026
« J’ai dû arrêter les cours pour ma sécurité. Ils étaient 200 contre moi, le personnel était complice de ça face à des gauchistes écervelés. »…
« Il y avait 80 personnes qui vous attendaient »
Interrogée sur les raisons pour lesquelles elle ne pouvait plus assister normalement à ses enseignements, Louise Montangon a mis en cause un climat de pression exercé par certains étudiants, mais aussi, selon elle, le manque de soutien de l'institution universitaire.
« Il y a une pression qui s'exerce de la part des étudiants, parfois même de la part de l'administration qui vous soutient pas, de la part des professeurs complices aussi parce qu'ils ne vous soutiennent pas », a-t-elle déclaré.
La jeune femme affirme avoir dû renoncer à fréquenter les cours en présentiel dès l'année précédente. « L'année dernière, j'ai arrêté les cours en pleine année parce que ce n'était plus possible », a-t-elle expliqué, évoquant notamment des inquiétudes pour sa sécurité.
Il y a une pression qui s'exerce de la part des étudiants, parfois même de la part de l'administration qui vous soutient pas, de la part des professeurs complices aussi parce qu'ils ne vous soutiennent pas.
Louise Montangon
Elle décrit une scène au cours de laquelle plusieurs dizaines de personnes l'auraient attendue à son arrivée à l'université.
« Quand vous arrivez à la fac et qu'il y a 80 personnes qui vous attendent pour un super sympa d'ailleurs comité d'accueil pour vous foutre dehors, bah effectivement vous ne pouvez plus aller en cours, vous n'êtes plus en sécurité. »
« À la bibliothèque universitaire, ils avaient débarqué à 200 »
Le témoignage prend une autre dimension lorsque les animateurs lui demandent si elle a effectivement été empêchée d'entrer dans les locaux universitaires.
Louise Montangon répond par l'affirmative et affirme avoir également été prise à partie dans une bibliothèque universitaire. « Là, ils avaient débarqué à 200 », assure-t-elle.
Elle explique que cet épisode serait survenu pendant des élections universitaires, alors qu'elle s'était simplement rendue à la bibliothèque pour prendre un café.
La jeune militante dénonce alors ce qu'elle présente comme la passivité, voire la complicité, du personnel universitaire. « Tout le personnel était complice de ça, parce qu'ils ont voulu me sortir de la BU, alors que j'avais littéralement un attroupement de 200 gauchistes écervelés face à moi », affirme-t-elle.
Tout le personnel était complice de ça, parce qu'ils ont voulu me sortir de la BU, alors que j'avais littéralement un attroupement de 200 gauchistes écervelés face à moi.
Louise Montangon
La liberté d'expression politique à l'université en question
Cette intervention intervient alors que Louise Montangon multiplie les prises de parole médiatiques dans le contexte de la contestation lycéenne.
Sur RMC, la responsable de l'UNI Bordeaux a également accusé La France insoumise d'être à la manœuvre dans le mouvement et dénoncé ce qu'elle considère comme une influence de l'extrême gauche dans l'enseignement supérieur.
Son témoignage soulève une question qui dépasse les affrontements partisans : celle de la possibilité, pour un étudiant engagé politiquement, de suivre normalement ses enseignements et d'accéder aux locaux universitaires sans intimidation.