Assita Kanko : « La gauche récolte ce qu’elle a semé à Saint-Denis »
Le nouveau bourgmestre de Saint-Denis souhaite désarmer la police dans une ville où les délits liés à la drogue, les vols à main armée et les viols sont depuis des années au-dessus de la moyenne française. Les conséquences se font immédiatement sentir : les agents envisagent massivement de partir et les tensions augmentent. Pour Assita Kanko, députée européenne N-VA, il ne s’agit pas d’un incident, mais du résultat prévisible de ce qu’elle qualifie d’évolution politique dangereuse : « La gauche récolte ce qu’elle a semé. »
Publié par Peter Backx
Résumé de l'article
-Le nouveau bourgmestre de Saint-Denis veut désarmer la police, ce qui provoque des tensions et un possible départ massif des agents dans une ville marquée par une forte criminalité.
-Selon Assita Kanko (N-VA), cela illustre les effets d’une politique de gauche radicale et identitaire, source de polarisation et de tensions institutionnelles.
Saint-Denis, une banlieue de Paris d’environ 150.000 habitants, avait déjà été décrite il y a dix ans par Le Figaro comme « le Molenbeek sur Seine », en référence à l’influence croissante de réseaux islamistes radicaux et aux tensions liées à l’intégration. Aujourd’hui, selon Kanko, cette qualification semble se confirmer. À l’issue des dernières élections communales, Saint-Denis est devenue la plus grande ville dirigée par La France insoumise.
Virage radical avec Bagayoko
Avec l’élection de Bally Bagayoko, qui a obtenu environ 50 % des voix, le parti de Jean-Luc Mélenchon poursuit sa progression dans les zones urbaines. La campagne a fortement insisté sur la lutte contre le « racisme institutionnel » et « l’islamophobie », ainsi que sur la mobilisation des électeurs dans les quartiers à forte population d’origine non européenne.
Peu après son entrée en fonction, Bagayoko a suscité la polémique en estimant que le débat public accordait trop d’importance à la sécurité. Son projet de désarmer progressivement la police municipale et de recentrer l’action sur les urgences sociales a immédiatement provoqué une onde de choc.
La police décroche
Les conséquences sur le terrain sont importantes. Selon plusieurs informations, environ la moitié du corps de police envisagerait de partir ou de demander une mutation. Le chef de corps lui-même aurait indiqué qu’il réfléchissait à son avenir. La situation s’est encore tendue lorsque le bourgmestre a déclaré que les agents communaux, y compris les policiers, qui ne se reconnaissent pas dans sa politique « feraient mieux de partir ». Ces propos ont valu un rappel à l’ordre officiel du ministre compétent.
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