Belgique : les demandes d’asile chutent de 44 %, Anneleen Van Bossuyt salue les premiers résultats de sa politique migratoire
La Belgique a enregistré 2.071 demandes d’asile en septembre, soit une diminution de 44 % par rapport au même mois en 2024. La ministre de l’Asile et de la Migration, Anneleen Van Bossuyt (N-VA), y voit les premiers effets de la politique migratoire du gouvernement Arizona.
Publié par Harrison du Bus
Résumé de l'article
Les demandes d’asile reculent de 44 % en Belgique par rapport à septembre 2024. Anneleen Van Bossuyt salue les résultats de la politique migratoire Arizona.
La baisse des demandes d’asile se confirme en Belgique. Selon les derniers chiffres communiqués par la ministre Anneleen Van Bossuyt, l’Office des étrangers a enregistré 2.071 demandes de protection internationale en septembre 2026. Un recul de 29 % par rapport à septembre 2025, et surtout de 44 % par rapport à septembre 2024, lorsque la coalition Vivaldi dirigeait encore le pays.
Pour la ministre N-VA, cette évolution constitue un premier résultat tangible du durcissement de la politique migratoire engagé par le gouvernement de Bart De Wever.
« Ceux qui prétendaient il y a deux ans qu’il était impossible de contrer l’afflux migratoire massif se voient aujourd’hui contredits. Les chiffres sont sans appel », affirme Anneleen Van Bossuyt. Elle souligne notamment une diminution de près de moitié par rapport à septembre 2024, dénonçant au passage la politique « laxiste » de l’ancienne coalition Vivaldi.
Plus de sept demandes examinées sur dix rejetées
Autre indicateur significatif : plus de 70 % des demandes d’asile ayant fait l’objet d’une décision en septembre ont été rejetées. Les personnes concernées n’ont donc pas obtenu de protection internationale et sont, en principe, tenues de quitter le territoire belge, sous réserve des recours et des autres possibilités légales de séjour.
La diminution touche également les mineurs étrangers non accompagnés. Entre janvier et septembre 2026, 684 demandeurs d’asile se sont déclarés mineurs, contre 1.334 sur la même période en 2025. Une baisse de près de 49 %, susceptible d’alléger la pression sur les structures d’accueil spécialisées.
Ces chiffres interviennent alors que la Belgique cherche depuis plusieurs années à réduire la saturation de son réseau d’accueil et à accélérer le traitement des demandes de protection internationale.
Le gouvernement veut désormais accélérer les expulsions
Depuis son entrée en fonction, la coalition Arizona a fait du contrôle migratoire l’un de ses principaux chantiers. Plusieurs mesures ont été adoptées pour limiter les arrivées, renforcer les conditions d’accueil et lutter contre les abus du système d’asile.
Sur le plan européen, la Belgique défend également un renforcement des frontières extérieures, une accélération des procédures et une meilleure maîtrise des mouvements secondaires de migrants entre États membres.
La prochaine priorité de la ministre concerne les retours des personnes en séjour irrégulier. Le gouvernement prévoit de renforcer les effectifs et les capacités administratives nécessaires aux éloignements, ainsi que de faciliter le renvoi des étrangers condamnés pour des infractions pénales et dépourvus de titre de séjour, directement à leur sortie de prison.
Anneleen Van Bossuyt affirme que les mesures déjà engagées ont permis d’atteindre des niveaux records de retours cette année, sans que les données détaillées correspondantes soient précisées dans les informations relayées par RTL Info.
Une baisse également liée aux tendances internationales
La ministre reconnaît néanmoins que le recul des demandes d’asile ne saurait être attribué exclusivement aux décisions du gouvernement belge.
« Notre politique et les tendances internationales produisent pleinement leurs effets. Il reste cependant un travail considérable à accomplir », précise-t-elle.
Les flux migratoires dépendent en effet de multiples facteurs, notamment des conflits internationaux, des routes empruntées par les migrants et des politiques mises en œuvre par les autres États européens.
Il n’en demeure pas moins que les chiffres de septembre constituent, pour la coalition Arizona, un indicateur encourageant dans un domaine où elle a fait de la réduction des arrivées et de l’exécution des décisions de retour deux objectifs politiques majeurs.