« Bombe de la dette, argent magique » : le Wall Street Journal dresse un tableau alarmant des finances françaises
Jadis considérée comme un îlot de stabilité financière, la France est désormais présentée par le Wall Street Journal comme « l’un des maillons faibles » de l’Europe. Dette à 119 % du PIB, taux proches de 5 %, paralysie politique : le quotidien américain consacre un long dossier au décrochage français.
Publié par Harrison du Bus
Résumé de l'article
Le Wall Street Journal consacre un long dossier alarmant à la dette française : 119 % du PIB, taux proches de 5 %, charge d'intérêts en forte hausse et paralysie politique inquiètent désormais les investisseurs internationaux.
Sommaire
- La France emprunte désormais plus cher que l'Italie et la Grèce
- « La France s'en est tirée avec un meurtre budgétaire »
- Du « quoi qu'il en coûte » à l'addition
- Ces avertissements budgétaires qui embarrassaient le gouvernement
- Macron : « Notre problème n'est pas l'excès de dépenses »
- Une dette prise dans un « effet boule de neige »
- De « l'îlot de stabilité » au « maillon faible »
Il fut un temps où les crises de dette européennes conduisaient les regards vers Athènes ou Rome. C'est désormais Paris qui inquiète jusque de l'autre côté de l'Atlantique.
Dans un long dossier le Wall Street Journal consacre une analyse particulièrement sévère à l'état des finances françaises. Son titre donne immédiatement le ton : « L'appétit de la France pour l'"argent magique" s'est transformé en bombe de la dette ».
Le quotidien économique américain, référence mondiale du journalisme économique, décrit un pays qui se trouve « au bord d'une dangereuse spirale financière » et qui, après avoir longtemps bénéficié de la confiance des marchés, serait devenu « l'un des maillons faibles » de l'Europe.
Le constat n'est plus seulement théorique. La dette publique française atteignait 3.595,5 milliards d'euros à la fin du deuxième trimestre 2026, soit 119 % du PIB, selon les dernières données de l'Insee. Et les taux auxquels la France emprunte à dix ans ont approché les 5 %, un niveau qui n'avait plus été observé depuis 2002.
La France emprunte désormais plus cher que l'Italie et la Grèce
Le symbole est spectaculaire. Le Journal relève que la France paie désormais davantage pour emprunter que l'Italie et la Grèce, deux pays qui furent précisément au cœur des inquiétudes lors de la crise des dettes souveraines de la zone euro.
Vendredi, l'Agence France Trésor affichait un taux de référence à dix ans de 4,90 %. Depuis le début de l'année, le rendement moyen pondéré des émissions françaises à moyen et long terme atteint 3,55 %, contre 3,14 % en 2025. Et le refinancement ne fait que commencer.
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