« Cassez-vous ! » : Emmanuel Petit explose de colère après les émeutes et s'attaque à la classe politique
Le champion du monde 1998 Emmanuel Petit a publié une vidéo particulièrement virulente après les violences du 17 octobre. Révolté par les pillages, il s'en prend aux casseurs, mais aussi à Emmanuel Macron et à l'ensemble de la classe politique, accusée d'accabler les Français d'impôts sans assurer leur sécurité.
Publié par Harrison du Bus
Résumé de l'article
Emmanuel Petit dénonce violemment les casseurs après les émeutes du 17 octobre et s'en prend à Macron, aux politiques et à la pression fiscale.
« J'ai une colère profonde au fond de moi. » Emmanuel Petit n'a pas mâché ses mots. Au lendemain des violences qui ont secoué la France samedi 17 octobre, l'ancien international français, champion du monde en 1998, a publié sur Instagram une vidéo de plus de trois minutes dans laquelle il exprime son indignation face aux pillages, aux destructions et aux agressions commises en marge des manifestations.
Dans cette prise de parole, l'ancien milieu de terrain d'Arsenal et consultant sur RMC livre un réquisitoire contre les casseurs, avant d'élargir sa colère à l'ensemble des responsables politiques français.
🗣️🇫🇷 L’ancien champion du monde français de football Emmanuel Petit prend la parole suite aux émeutes que traverse notre pays et envoie du lourd.
— Bleu Blanc Rouge ! 🇫🇷 (@LBleuBlancRouge) October 18, 2026
Tout le monde est vraiment en train de se réveiller. 🫵🏻 pic.twitter.com/fKVRnGdUsT
« J'ai envie de me friter avec tous ces petits cons »
Emmanuel Petit commence par adresser ses pensées aux forces de l'ordre et aux commerçants victimes des violences. Il évoque les années de travail et de sacrifices anéanties en quelques heures, qu'il s'agisse de Français ou d'immigrés venus construire leur avenir dans le pays.
Puis le ton monte brutalement. « Je trouve que c'est un pur scandale. Il n'y a pas de mots pour exprimer ce que je ressens », déclare-t-il.
L'ancien footballeur dit ne pas comprendre le comportement de personnes qui, bien que françaises, semblent selon lui mépriser leur propre pays. « Je suis même persuadé qu'ils détestent la France », lance-t-il. Il affirme ensuite avoir « envie de descendre dans la rue et de se friter avec tous ces petits cons », tant les images de destructions l'ont révolté.
Emmanuel Petit établit un parallèle avec les violences survenues lors des célébrations des victoires du Paris Saint-Germain en Ligue des champions. Il y voit un même mode opératoire, marqué par le port de cagoules, les pillages et les agressions. « Ils sont tous cagoulés, parce que la lâcheté, c'est ce qui les unit », dénonce-t-il.
Macron et les politiques accusés d'abandonner les Français
Mais sa colère ne vise pas uniquement les auteurs des violences. Emmanuel Petit interpelle directement Emmanuel Macron et l'ensemble de la classe politique, à laquelle il reproche de ne plus répondre aux attentes des citoyens.
L'ancien international prend soin de distinguer les casseurs des manifestants pacifiques, dont il dit comprendre les revendications. Il partage notamment leur exaspération fiscale. « Moi aussi, j'en ai plus que marre d'être pressé comme un citron sur le plan fiscal », affirme-t-il.
Selon lui, les Français qui travaillent, élèvent leurs enfants et cherchent à vivre dignement subissent une pression toujours plus forte, sans bénéficier en retour de services publics à la hauteur.
Il accuse les responsables politiques de consacrer davantage d'énergie à leurs ambitions électorales qu'à la protection de la population. « Faites très attention à ce que vous allez faire, à ce que vous allez dire et comment vous allez protéger les honnêtes citoyens en France », avertit-il.
« La seule chose qui marche en France, ce sont les impôts »
L'ancien joueur d'Arsenal poursuit avec une charge contre la gestion des finances publiques. « Il n'y a pas d'argent pour la police, il n'y a pas d'argent pour l'armée, il n'y a pas d'argent pour les hôpitaux, il n'y a pas d'argent pour les écoles, énumère-t-il, avant d'ajouter : Il n'y a de l'argent pour personne, sauf pour vous, les politiciens. Bizarrement, la seule chose qui marche en France, ce sont les impôts », poursuit-il.
Emmanuel Petit dénonce une contradiction qu'il juge insupportable : un État exigeant toujours davantage des contribuables, mais incapable, selon lui, d'assurer convenablement ses missions fondamentales. « On est en droit de réclamer justement un retour de l'État, insiste-t-il, avant d'interpeller les gouvernants : Mais où êtes-vous ? Qu'est-ce que vous faites ? »
« Tous ceux qui sont nés avec un passeport français, cassez-vous ! »
La conclusion de sa vidéo est tout aussi virulente. Emmanuel Petit réaffirme son attachement à la France, qu'il décrit comme un pays accueillant pour les étrangers désireux de s'y intégrer et de contribuer à sa société.
« J'adore mon pays, j'adore tous les étrangers qui adorent mon pays, qui veulent s'intégrer », déclare-t-il. Mais il réserve ses derniers mots à ceux qu'il accuse de vouloir détruire ce pays.
« Tous les autres, à commencer par les Français qui ne souhaitent pas justement que la France continue à être ce qu'elle est, retournez d'où vous venez, on n'a pas besoin de vous. Et il conclut : Tous ceux qui sont nés avec un passeport français, cassez-vous ! On ne veut plus de vous. »
Une sortie particulièrement tranchante de la part du champion du monde 1998, qui transforme son indignation devant les violences du 17 octobre en une dénonciation générale de l'insécurité, de la pression fiscale et de l'action des dirigeants français.