Cuba vacille entre pénurie, chantage américain et retour des Castro
Entre effondrement énergétique, misère sociale et tractations de l’ombre avec Washington, Cuba traverse une crise d’une gravité exceptionnelle. Mais derrière la faillite du régime, une autre réalité se dessine : la dynastie Castro, loin d’avoir disparu, se repositionne déjà pour piloter une éventuelle transition.
Publié par Harrison du Bus
Résumé de l'article
— L’île connaît un effondrement économique et social marqué par les pénuries, les coupures et une exaspération croissante
— La pression américaine accélère la crise sans en être l’unique cause, liée aussi à des décennies de gestion défaillante
— La dynastie Castro réapparaît pour piloter une possible mutation du régime plutôt qu’une chute brutale
Les images qui remontent de La Havane disent davantage qu’une crise passagère. Elles décrivent un pays exténué. Des tas d’ordures en putréfaction, des rats dans les habitations, des pharmacies vides, des coupures de courant incessantes, des rues désertées faute d’essence. Le quotidien s’est contracté autour de l’essentiel : se nourrir, se déplacer, se soigner — et souvent, échouer.
Le réseau électrique s’est effondré à plusieurs reprises en quelques jours, plongeant toute l’île dans l’obscurité. Les prix alimentaires ont atteint des niveaux tels qu’une simple boîte d’œufs représente une part démesurée du revenu mensuel. L’essence a disparu, les transports se raréfient, et même le tourisme, longtemps planche de salut du régime, s’est presque éteint. Dans cette atmosphère, la pénurie n’est plus un accident : elle structure désormais la vie sociale.
L’asphyxie économique et ses limites
La pression américaine a indéniablement aggravé la situation. En tarissant les approvisionnements énergétiques, Washington a frappé au point le plus vulnérable du système cubain. Privée de pétrole, l’île a vu son économie se figer.
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