Diesel : seuls deux pays européens taxent plus que la Belgique...
Le diesel belge figure parmi les plus chers d’Europe. En cause notamment : une fiscalité qui représente 42,5 % du prix à la pompe. Seuls deux pays de l’UE taxent proportionnellement davantage le diesel.
Publié par Rédaction
Résumé de l'article
- 42,5 % du prix du diesel en Belgique correspond aux taxes et contributions publiques.
- La Belgique affiche le 5e prix moyen le plus élevé de l’UE, à 2,39 €/litre.
- Le MR réclame le retour du cliquet inversé, mais son coût budgétaire freine le débat.
Le diesel coûte particulièrement cher en Belgique. Et la fiscalité y est pour beaucoup : 42,5 % du prix payé à la pompe est constitué de taxes et contributions publiques. Seuls Malte et l’Italie font davantage.
Faire le plein de diesel en Belgique coûte nettement plus cher que dans la majorité des pays européens. Selon une analyse de L’Echo, basée sur les données hebdomadaires de la Commission européenne, la Belgique se classe au troisième rang de l’UE pour le poids de la fiscalité sur le diesel.
Les taxes représentent 42,5 % du prix moyen d’un litre. Seuls Malte et l’Italie affichent une proportion supérieure. La France et l’Allemagne dépassent également les 40 %, alors qu’en Suède et en Espagne, cette part tourne autour de 25 à 27 %.
2,39 euros le litre en moyenne, 42,5% de taxes
Toutes taxes comprises, le diesel atteignait en moyenne 2,39 euros le litre en Belgique, soit le cinquième prix le plus élevé de l’Union européenne, rapporte L’Echo. Les Pays-Bas occupent la première place avec 2,58 euros. Hors taxes et accises, en revanche, la Belgique recule à la neuvième position.
La hausse est spectaculaire : depuis le début janvier, le prix moyen du diesel belge a progressé de 51 %. La Commission européenne souligne par ailleurs que les tensions géopolitiques, notamment au Moyen-Orient, continuent d’alimenter une forte volatilité des prix pétroliers.
Le cliquet inversé revient dans le débat
Cette flambée relance le débat politique. Le MR souhaite réactiver le mécanisme du cliquet inversé, qui permet de réduire les accises lorsque les prix dépassent certains seuils.
Selon les simulations de l’administration évoquées par le Premier ministre Bart De Wever à la Chambre et rapportées par L’Echo, ramener le diesel à un plafond de 2 euros coûterait environ 200 millions d’euros par mois à l’État. Un coût qui pèse dans les discussions alors que le gouvernement cherche plusieurs milliards d’euros pour réduire le déficit.