Énergie : Wunsch refuse un nouveau « quoi qu’il en coûte »
Face à la flambée des prix de l’énergie, le gouverneur de la Banque nationale, Pierre Wunsch, prévient : l’État belge n’a plus les moyens d’amortir largement le choc. Un avertissement qui complique la réponse politique attendue par les ménages.
Publié par Rédaction
Résumé de l'article
— Pierre Wunsch estime que la Belgique ne peut plus financer des aides massives face à la hausse des prix de l’énergie
— Les Engagés et le MR plaident pour des mesures comme le cliquet inversé afin de soulager les ménages
— Le gouvernement doit arbitrer entre pression politique et contraintes budgétaires dans un contexte de déficit élevé
Dans un contexte de hausse des prix liée aux tensions internationales, le débat s’intensifie en Belgique sur l’ampleur de l’intervention publique. Plusieurs partis de la majorité, dont Les Engagés et le Mouvement Réformateur, plaident pour des mesures rapides, notamment via un mécanisme de cliquet inversé pour alléger le coût du carburant.
Mais du côté de la Banque nationale de Belgique, le ton est nettement plus prudent. Pierre Wunsch rappelle que la situation budgétaire du pays ne permet plus de reproduire les politiques massives de soutien déployées lors du Covid ou de la crise énergétique liée à la guerre en Ukraine. Le déficit est jugé trop élevé, et les marges de manœuvre désormais limitées.
Le gouverneur n’exclut pas des aides ciblées pour les publics les plus vulnérables, mais rejette toute logique de soutien généralisé à la consommation. Selon lui, subventionner massivement l'énergie dans un contexte de rareté reviendrait à entretenir la hausse des prix et à enrichir les producteurs.
Face à cette ligne de rigueur, le gouvernement est désormais sommé de trancher entre pression politique et contrainte budgétaire.