Geert Noels avertit le gouvernement belge : « Dans un an, la situation sera encore pire »
Geert Noels intervient à son tour dans le débat sur les flexi-jobs et les sociétés de management. L’économiste estime que la polémique lancée par le ministre Vincent Van Peteghem détourne l’attention du véritable problème.
Publié par Peter Backx
La Belgique dépense trop et trop peu de personnes y sont économiquement actives. Ceux qui travaillent et prennent des risques sont découragés.
Le ministre du Budget, Vincent Van Peteghem (CD&V), a clairement provoqué de nombreuses réactions avec ses déclarations sur les flexi-jobs et les sociétés de management. Ces derniers jours, les critiques ont fusé de plusieurs côtés. L’économiste du travail Stijn Baert, de l’Université de Gand, a pointé la lourde fiscalité pesant sur le travail ordinaire comme étant le véritable problème. Le président d’Anders, Frédéric De Gucht, a pour sa part reproché au gouvernement de « criminaliser » les personnes qui travaillent dur.
Geert Noels intervient désormais lui aussi dans le débat. En concentrant les attaques sur les flexi-jobs et les sociétés de management, on perd de vue le véritable problème, avertit l’économiste en chef d’Econopolis. Il ne croit guère à un retournement rapide de la situation. « À moins d’un changement de cap fondamental, je crains que la situation ne soit encore pire dans un an. »
Seuls 38 % travaillent dans l’économie privée
La Belgique affiche un déficit budgétaire supérieur à 5,2 % de son produit intérieur brut. Notre pays présente ainsi le déficit le plus élevé de la zone euro. Dans le même temps, la pression fiscale belge figure parmi les plus lourdes au monde. Pour Noels, cette combinaison prouve que de nouvelles hausses d’impôts ne constituent pas une solution.
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