Immigration incontrôlée, faillite financière de la France, Ukraine, bilan délétère de Macron: le discours intégral de François Fillon à Avignon.
La parole de François Fillon est rare. Nous reproduisons en intégralité son discours prononcé aujourd'hui. L'occasion de découvrir sa vision des finances de la France, la situation migratoire du pays ou sa vision des relations internationales. Il a également soutenu son ami Bruno Retailleau à la présidentielle.
Publié par J.PE
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Oser la France ! quel bel intitulé pour votre mouvement et pour cette université de rentrée à laquelle vous avez osé me convier ! J’ai en effet quitté la vie publique après les élections présidentielles de 2017 et les vicissitudes mediatico judiciaires qui ont eu raison de mon ambition pour la France.
Si je reprends la parole aujourd’hui, c’est que 10 ans plus tard, le constat est terrible :
La France est en échec dans presque tous les domaines.
Elle est plus divisée que jamais.
Elle est en faillite financière.
Son économie a reculé de la 5° à la 7° place dans le monde.
L’immigration est hors contrôle.
L’insécurité n’a cessé de croitre nous plaçant désormais au 25° rang des pays de l’OCDE.
Malgré une agitation diplomatique permanente, la voix de la France dans le monde s’est affaiblie au point que nous sommes hors-jeu dans une grande partie de l’Afrique et spectateurs impuissants au Moyen Orient où se joue portant une partie dont notre avenir dépend.
Au terme de ces deux quinquennats qui devaient rénover la vie politique au service d’une renaissance française, le rassemblement national est aux portes du pouvoir que la France insoumise entend lui contester dans la rue.
Ceux qui sont comptables de ce désastre sont pourtant toujours aussi arrogants et cherchent tous les moyens de conserver un pouvoir qui ne sert plus guère que leurs intérêts.
Ils sont pour cela prêts à tout :
A interdire les voix dissidentes au nom d’une curieuse conception de la démocratie et de la liberté d’expression.
A promettre tout ce qu’ils ont refusé de faire deux quinquennats durant.
A brandir une menace de guerre en Europe qu’ils ont largement contribué à rendre possible.
Et finalement à enclencher la dernière phase du processus d’intégration européenne qui leur apparait comme la seule réponse à leurs échecs et à l’abaissement de notre pays.
Convenez que cette situation m’autorise à prendre la parole et à partager avec les Français une analyse qui n’est guidée par aucune ambition personnelle et par aucun agenda politique.
Je suis heureux de le faire ici à Avignon devant vous qui partagez beaucoup de mes convictions même si je dois avouer que je ne les ai pas toujours défendus avec assez de détermination.
Je me reconnais dans l’engagement de Julien Aubert et je suis heureux de retrouver la courageuse et fidèle Valerie Boyer dont le soutien ne m’a jamais fait défaut.
Je félicite tous ceux qui ont choisi d’agir avec eux alors que le pronostic vital de notre nation est engagé.
En effet tous les symptômes de la décadence sont aujourd’hui réunis et on pourrait douter qu’il soit possible d’interrompre la glissade comme le General de Gaulle a pu le faire en 1958 car la situation est autrement plus difficile.
Il y a d’abord la dette qui est le symptôme d’une maladie plus grave : l’impuissance politique.
La dette c’est la menace la plus immédiate qui pèse sur la France.
Elle n’est pas nouvelle.
On ne peut pas en rendre responsable seul Emmanuel Macron et ses gouvernements.
J’avais moi-même alerté en 2007 avec une formule qui m’avait valu les railleries en parlant d’un Etat en faillite.
Je reconnais que les politiques que nous avons menées n’ont pas été suffisamment puissantes pour rétablir nos finances. Je n’ai pas su convaincre Nicolas Sarkozy et la majorité de l’époque de l’urgence d’une reforme profonde de l’Etat et des régimes sociaux non seulement pour réduire l’endettement mais pour alléger une fiscalité qui entraine notre économie vers le fond.
La crise des « subprimes », l’espoir d’une croissance qui permettrait de réduire l’endettement nous ont fait repousser des décisions qui deviennent chaque année plus difficile à prendre.
Nous ne sommes pas pour autant restés immobiles. Nous avions réduit les emplois publics en ne remplaçant pas un départ à la retraite sur deux. Nous avons réformé les régimes de retraites et porté l’âge légal de départ à 62 ans.
J’ai défendu le passage à 65 ans qui nous aurait mis dans la moyenne des autres pays européens sans parvenir à convaincre Nicolas Sarkozy qui craignait la violence de la réaction syndicale.
Avec la défiscalisation des heures supplémentaires nous avions réduit les dégâts causés par les 35 heures tant sur la compétitivité de notre économie que sur le pouvoir d’achat des Français.
Nous avons réorganisé notre système de santé avec notamment la création des agences régionales de santé. L’objectif était d’alléger la tutelle des hôpitaux par un contrôle plus proche. Le résultat fut l’inverse de celui que nous recherchions. La bureaucratie nationale s’est transformée en une bureaucratie régionale encore plus lourde et plus contraignante. Cet exemple nous montre que les meilleures intentions conduisent parfois aux pires conséquences.
Après 2012 la dette a continué de croitre pour carrément s’envoler avec Emmanuel Macron et son funeste « quoi qu’il en coute ».
Alors que le candidat Macron s’était engagé à réduire le nombre des emplois publics celui-ci s’est accru de plus de 250 000.
Aucune reforme structurelle n’a été menée à bien.
La dissolution et l’absence de majorité parlementaire qui s’en est suivi ont rendu la situation financière incontrôlable.
J’avais suggéré à Emmanuel Macron d’en tirer les conséquences et d’avancer l’élection présidentielle pour éviter de faire perdre un temps précieux à la France.
C’était sans compter sur son aveuglement et sur l’instinct de survie de ce qui apparait de plus en plus aux français comme une petite caste crispée sur son pouvoir et incapable de comprendre la gravité de la spirale du déclin qui nous entraine vers un déclassement durable.
Alors que les nuages noirs de la crise financière s’amoncellent à l’horizon, le président de la République arpente le monde en commentant l’actualité et en distribuant des promesses que la France sera incapable d’honorer.
Son premier ministre menace les parlementaires qui seraient irresponsables de ne pas voter un budget qui accroitra encore une pression fiscale qui bat tous les records en Europe et qui asphyxie une économie déjà en berne.
Non ! il ne serait pas responsable pour la droite d’offrir une roue de secours à ce gouvernement en cautionnant à la fois l’augmentation des impôts, l’accroissement du déficit et l’absence de réduction structurelle des dépenses publiques.
Ce serait, à la veille des élections présidentielles, s’associer aux responsables de ce désastre qui va inévitablement entrainer une crise financière majeure dont les conséquences sur la vie quotidienne des Français seront comparables à ce qu’on connut les Grecs ou les Espagnols.
Le rôle de la droite est désormais de proposer aux français une réorganisation profonde de l’appareil d’Etat et de l’organisation territoriale pour réduire la dépense publique et pour alléger le poids de la bureaucratie qui étrangle l’économie, déresponsabilise les citoyens et étouffe la démocratie.
Oui le faut renverser la table !
La France a besoin d’une révolution qui ne peut pas être conduite par les mêmes équipes que celles qui nous ont conduit là où nous sommes. Celles-là auront toujours les mêmes réponses, les mêmes réflexes, elles reproduiront toujours les mêmes erreurs.
Ne perdez pas votre temps dans les débats sur les primaires, les tactiques censées contrer les extrêmes ou les alliances qui ne feraient que prolonger le mal dont souffre notre pays, jusqu’à créer les conditions d’une révolte violente dont il a le secret.
Ce n’est pas de compromis dont nous avons besoin mais d’un projet radical de redressement.
Je l’avais esquissé en 2017 alors que la situation était moins critique.
J’avais alors pris 5 engagements qui sont toujours d’actualité :
Réduire le poids du secteur public qui représentait alors 22% de la force de travail contre 11% en Allemagne.
Porter le temps de travail dans la fonction publique à 39 h pour compenser les réductions d’emploi.
Ramener de 4 à 2 le nombre d’échelons des collectivités territoriales.
Garantir l’équilibre des comptes sociaux en portant notamment à 65 ans l’âge de départ à la retraite comme c’est le cas à minima dans tous les autres pays européens.
Baisser le cout du travail en reportant sur la TVA une partie du financement des charges payées par les salariés et les employeurs.
Cette mesure que j’avais fait voter en 2012 avait été dénoncée par la gauche et abrogée dès son arrivée au pouvoir cette même année.
François Hollande propose aujourd’hui de la rétablir !
Cette inconséquence de la gauche est largement responsable du déclin de notre pays. La facture des 35 heures et de la retraite à soixante ans pèse lourd dans le déficit public.
Enfin, je m’étais engagé à inscrire dans la Constitution la règle de l’équilibre des finances publiques, qui semble désormais faire presque l’unanimité parmi les nombreux candidats à l’élection présidentielle.
La France a juste perdu 14 ans et malheureusement ces remèdes nécessaires ne seront hélas plus suffisants à assurer le redressement national.
La deuxième menace existentielle qui pèse sur notre pays est celle de l’immigration incontrôlée.
Cette menace je dois reconnaitre que nous l’avons longtemps sous-estimée.
Pourquoi ?
Parce que la France alors 5° puissance économique mondiale, héritière d’une grande histoire impériale semblait suffisamment forte pour intégrer les populations étrangères qui la rejoignaient et qui contribuaient à sa croissance.
Mais l’économie française s’est affaiblie, le nombre des nouveaux arrivants a dépassé notre capacité d’assimilation et le seuil de tolérance de nos concitoyens.
Dans le même temps la montée en puissance dans le monde du totalitarisme islamique a créé les conditions d’un affrontement politique et culturel qui vire au séparatisme dans de nombreux quartiers des grandes villes européennes.
Ce totalitarisme islamique qui prospère du Pakistan jusqu’à l’Afrique occidentale porte en germe le risque de guerre civile en Europe. Le mouvement des frères musulmans ne s’en cache pas. Il affiche sans ambiguïté son objectif d’imposer ses valeurs, son mode de vie dans une grande partie du monde.
Il constitue à cet égards une menace bien plus sérieuse que celle d’une invasion russe que nous annoncent jour après jour les irresponsables qui font tout depuis le début de la crise en Ukraine pour saboter les tentatives de négociation de paix qui finiront pourtant par s’imposer au prix de centaines de milliers de morts supplémentaires.
Pourquoi une menace plus sérieuse ? Parce qu’elle est réelle, qu’elle tue déjà des innocents sur notre continent, qu’elle ne cesse de se renforcer par le biais redoutable d’une offre spirituelle frelatée mais qui séduit chaque jour plus d’hommes et de femmes à travers le monde.
C’est pourquoi nous devons reprendre le contrôle de nos frontières nationales et choisir soigneusement ceux que nous sommes prêt à accueillir dans notre pays.
J’avais proposé en son temps une politique de quota d’immigration fixée chaque année par un vote du parlement en fonction de nos besoins économiques, de nos capacités d’accueil et d’intégration.
La France a le droit et le devoir de choisir le nombre, les origines géographiques, les compétences professionnelles de ceux qui souhaitent la rejoindre.
Elle a le droit et le devoir de refuser tous ceux qui placent leur conviction religieuse ou politique au-dessus de nos lois nationales.
Ce droit absolu exige des changements constitutionnels que propose aujourd’hui Bruno Retailleau.
Cette révision constitutionnelle je la proposais déjà en 2017 et comme lui je souhaitais la faire adopter par la voie du référendum comme l’avait fait par deux fois le général de Gaulle en 1962 pour permettre l’élection du président de la République au suffrage universel et en 1969 pour reformer le Sénat et régionaliser notre organisation territoriale.
Que tous ceux qui contestent la constitutionnalité de cette proposition osent dire que l’élection du président de la République au suffrage universel est inconstitutionnelle puisqu’elle a été approuvée directement par les Français !
Je veux d’ailleurs à ce sujet dire au président du conseil constitutionnel qu’il sort de son rôle en condamnant ces propositions qui sont fondamentalement démocratiques.
La suffisance de ces pseudos élites qui jugent dangereux de s’en remettre au peuple pour qu’il décide de son propre avenir est un puissant carburant pour les votes extrémistes aujourd’hui et pour le recours à la violence demain.
Qu’ont-ils fait d’ailleurs pour protéger notre démocratie qui leur permette d’être aussi arrogants ?
La vérité c’est que cette démocratie sort affaiblie de dix ans de macronisme.
L’obsession du en même temps qui n’est qu’une habileté tactique pour se maintenir au pouvoir a conduit à la marginalisation de la droite et de la gauche de gouvernement n’offrant plus que les extrêmes pour canaliser les oppositions.
La principale différence entre les démocraties et les régimes totalitaires réside dans la possibilité d’une alternance. Le concept de l’hyper centre rend cette alternance plus difficile puisqu’elle ne peut guère plus passer que par les extrêmes.
Mais les macronistes sont allés plus loin en cherchant en permanence à réduire la liberté d’expression par une définition de plus en plus restrictive.
Les démocraties ne peuvent pas craindre la liberté d’expression. Elles ne peuvent pas en définir les contours. La liberté est une et indivisible. On doit pouvoir supporter les expressions les plus radicales, les plus partisanes, les plus invraisemblables et les combattre par le débat.
Le recours à la judiciarisation du débat politique est une atteinte à la liberté d’expression et un pouvoir exorbitant et illégitime donné aux juges.
Oui dans une démocratie on le droit de critiquer la position de la France dans le conflit en Ukraine ou dans celui qui oppose Israel et les Palestiniens comme on a le droit de l’approuver.
Oui dans une démocratie on a le droit de critiquer la doxa écologiste qui a blessée notre agriculture, fragilisée notre accès à l’énergie, crée une pénurie de logement, marginalisée nos zones rurales.
Oui dans une démocratie on a le droit de ne pas approuver le mariage pour tous, la négation du genre ou le recours à l’euthanasie.
Oui dans une démocratie on doit accepter qu’il y ait des médias d’opinion et si possible pas seulement de gauche.
Oui la démocratie c’est exigeant, c’est dérangeant, c’est inconfortable mais sa limitation, même pour de bonnes raisons, conduit au totalitarisme.
Toutes ces dérives portent un nom : celui de décadence !
Et cette décadence menace l’existence même de notre nation, son indépendance et son unité.
Et ceci m’amène à la quatrième menace qui pèse sur l’avenir de la France, c’est celle de sa dissolution dans une Europe impotente.
L’idée européenne est une belle idée née des conflits sanglants qui ont jalonné l’histoire du continent.
Elle nous a donné plusieurs décennies de paix et de prospérité en réduisant nos divergences et en offrant à nos économies morcelées un marché à la dimension de leurs ambitions et de leurs capacités.
L’élargissement à marche forcée, l’illusion de la fin des nations et de la paix éternelle, le refus du risque qui conduit à sur réglementer, le pouvoir anesthésiant de l’euro qui a permis l’endettement des uns aux frais des autres, ont eu raison de cette belle idée qui dans une fuite en avant tente d’accélérer une intégration qui est la cause de son impuissance.
Cette situation est aggravée par la faiblesse de la France qui laisse progressivement les leviers de la puissance à une Allemagne décomplexée qui ne veut plus payer pour les autres ni dépendre d’eux pour sa sécurité.
Dans le défunt couple franco-allemand, l’Allemagne dominait avec son industrie, sa rigueur financière quand la France pouvait compter sur son énergie nucléaire, sa supériorité en matière de défense, son siège au conseil de sécurité des nations unis, son rayonnement culturel notamment grâce à la francophonie.
Nous sommes en train de perdre un à un ces avantages en raison de notre inconséquence mais aussi de l’influence grandissante de l’Allemagne sur les institutions européennes qu’elle contrôle de plus en plus étroitement.
Le piège se referme : Une France en faillite qui a besoin du soutien de l’Allemagne. Une Allemagne qui redécouvre la tentation de puissance. Une Italie qui ne cache pas son envie de prendre sa revanche sur des années de domination du couple franco-allemand.
La France doit vite sortir de cette impasse dangereuse.
Comment ?
D’abord en rétablissant sa situation financière.
C’est une exigence vitale qui ne sera pas satisfaite par des impôts supplémentaires et des réformes en trompe l’œil.
C’est une exigence qui ne sera jamais satisfaite par la gauche qui démontre chaque jour son enfermement idéologique.
C’est une exigence que ne satisferont pas les propositions du rassemblement national qui ne parvient pas à entrer dans le réel.
Ensuite en posant les limites de l’élargissement de l’UE qui ne peut pas se faire sans notre accord.
Enfin en prenant la tête d’une coalition d’états pour redéfinir le projet européen dans le respect de nos identités, de nos frontières, de nos valeurs et de nos intérêts.
Comment accepter qu’une présidente de la commission européenne agisse comme un chef d’Etat au mépris des principes de la construction européenne et s’arroge des prérogatives qu’aucun traité ne lui a donné.
Comment accepter que la voix diplomatique de l’Europe soit celle d’une ancienne première ministre balte qui n'exige rien moins que le démantèlement territorial de la Russie !
Les Baltes ont de bonnes raisons de craindre la Russie mais aucune de ses raisons ne justifie des prises de positions qui conduisent tout droit à une troisième guerre mondiale.
Le passage en force sur l’accord du Mercosur au nom d’une idéologie libre échangiste qui recule partout dans le monde, l’assassinat de l’industrie automobile européenne au nom d’une idéologie environnementale qui a aussi conduit à la condamnation de l’énergie nucléaire pourtant plus à même de réduire nos émissions de CO2, les innombrables couches de réglementations qui s’abattent chaque jour sur les entreprises, les artisans et les agriculteurs : cette Europe là est en situation d’échec !
En même temps elle est incapable de sortir de sa dépendance structurelle à l’égard des Etats Unis malgré les provocations de Donald Trump et les annonces martiales sans lendemain des dirigeants européens.
En 2017 déjà je proposais de travailler à l’internationalisation de la monnaie européenne pour sortir de notre dépendance au dollar. J’avais prédit que la Chine chercherait à faire de sa monnaie une monnaie de paiement internationale. C’est exactement ce qui est en train de se passer.
Cette question n’est pas anecdotique.
Grace au monopole du dollar sur les marchés internationaux les Etats Unis peuvent tranquillement continuer à vivre à crédit. Plus grave ils peuvent continuer à s’ingérer dans le fonctionnement des économies européennes en leur appliquant au mépris du droit international leur législation domestique.
L’euro aurait pu nous protéger de cette ingérence. Désormais c’est aussi la monnaie chinoise qui va s’imposer dans une partie du monde consacrant notre effacement.
Philippe Séguin avait prévu toutes ces dérives quand il dénonçait :
« La logique du processus de l’engrenage économique et politique mis au point à Maastricht est celle d’un fédéralisme au rabais fondamentalement anti démocratique, faussement libéral et résolument technocratique. L’Europe qu’on nous propose n’est ni libre, ni juste, ni efficace. »
Vous le voyez mes chers amis, l’enjeu de cette élection présidentielle n’est pas banal !
Il est existentiel pour la nation française qui est menacée d’un déclassement historique et pour l’Europe qui ne peut plus dissimuler son déclin derrière les déclarations martiales de ses dirigeants.
Dans ce contexte qui nécessite des dirigeants courageux et solide dans leurs convictions, qui impose la modestie aux élites au pouvoir et le démantèlement des barrières qu’ils ont érigé pour protéger leur pouvoir malgré leurs échecs je ne vois qu’une candidature capable d’engager le sursaut national nécessaire, c’est celle de Bruno Retailleau.
Parce que Bruno est le seul candidat crédible à cette élection qui soit clairement à droite, qui n’ai jamais varié dans ses convictions et qui soit capable de générer un large rassemblement des droites sans lequel aucun redressement ne sera possible.
Cette élection présidentielle n’est pas une émission de télé-réalité !
C’est la dernière sortie sur l’autoroute qui mène à l’effacement d’une nation qui fit rayonner la foi chrétienne puis l’idéal républicain et l’universalisme dont le monde a plus que jamais besoin.
Oser la France c’est oser le rassemblement à droite.