Un an après son retour à la Maison-Blanche, Donald Trump ne cesse de répéter qu’il aurait « réglé huit guerres ». La formule, martelée lors de conférences de presse, de discours à Davos et même dans des échanges privés avec des dirigeants européens, est devenue un élément central de son récit présidentiel. Elle nourrit à la fois sa volonté affichée de décrocher le prix Nobel de la paix et sa posture de chef d’État capable d’imposer des résultats là où les institutions multilatérales auraient échoué. Mais derrière ce chiffre spectaculaire, la réalité est plus nuancée.
Les conflits que Donald Trump inclut dans son décompte sont désormais bien identifiés : Israël–Hamas, Israël–Iran, Inde–Pakistan, Arménie–Azerbaïdjan, République démocratique du Congo–Rwanda, Cambodge–Thaïlande, Égypte–Éthiopie et Serbie–Kosovo. Huit dossiers très différents, dont certains relevaient de guerres ouvertes, d’autres de conflits gelés ou de tensions diplomatiques, et pour lesquels l’implication américaine varie considérablement.
Des cessez-le-feu réels, mais souvent fragiles
Sur certains terrains, l’administration Trump peut revendiquer des résultats tangibles. Le cessez-le-feu à Gaza accompagné de la libération d’otages israéliens constitue indéniablement une avancée majeure après des mois de guerre. De même, la fin du conflit éclair mais intense entre Israël et l’Iran, après les frappes américaines sur des sites nucléaires iraniens, a permis d’éviter une escalade régionale incontrôlable. Dans ces deux cas, Washington a joué un rôle décisif, combinant pression militaire et négociation.
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