La biscuiterie Delacre peine à retrouver le goût du profit
Malgré les profits records du groupe Ferrero, sa filiale belge Delacre n’est toujours pas sortie du rouge. La maison-mère luxembourgeoise et son holding bruxellois CTH Invest cumulent les pertes, malgré le soutien constant de Giovanni Ferrero.
Publié par A JS
Résumé de l'article
Delacre enregistre sa dixième année consécutive de pertes, malgré la solidité financière du groupe Ferrero. Le holding belge CTH Invest, qui la contrôle, a affiché un déficit net de 138 millions d’euros en 2025. La biscuiterie, en difficulté depuis son rachat par Giovanni Ferrero en 2016, a perdu 38,3 millions d’euros sur 135,7 millions de chiffre d’affaires. Elle reste soutenue par son actionnaire, qui a injecté 55 millions en 2025 et renouvelé son engagement financier jusqu’en 2027.
Alors que Ferrero poursuit sa croissance mondiale, 3 F’s Holding, sa structure de tête, a clos l’exercice 2024‑2025 sur un chiffre d’affaires de 22,3 milliards d’euros (+5%) et un ebitda (résultat avant intérêts, impôts, dépréciations et amortissements) de 3,2 milliards (+11%). Le groupe, fort de 63.000 salariés et 27,4 milliards d’actifs, demeure intégralement détenu par Giovanni Ferrero installé en Belgique, une information dévoilée par nos confrères de l'Echo.
Mais sa société sœur CTH Invest, basée à Watermael‑Boitsfort, présente un tout autre visage : pour la dixième année consécutive, le holding affiche une perte nette de 138 millions d’euros, malgré 5 milliards d’euros de fonds propres. Depuis 2016, ses déficits cumulés dépassent les 650 millions d’euros. Giovanni Ferrero a toutefois de nouveau recapitalisé l’entité, injectant 300 millions en mars 2026 après avoir transformé 1,2 milliard de dettes en capital l’été précédent.
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