«La menace hybride russe existe, mais Emmanuel Macron la surestime » selon un agent du renseignement
Macron en fait-il trop face à la menace. C'est ce que pense une source du renseignement du journaliste Georges Malbrunot : "Poutine est acculé, il perd trop de monde dans sa guerre contre l’Ukraine. La Russie a reçu encore des renforts nord-coréens et en Afrique, les Russes n’y arrivent pas".
Publié par J.PE
L’alerte d’Emmanuel Macron à l’ensemble des présidents de partis lors d’une réunion à l’Elysée de la situation internationale interroge et notamment sur la menace russe. C’est ce que relaie le journaliste Georges Malbrunot sur les réseaux sociaux. Ce dernier qui travaille au Figaro est l’un des spécialistes de relations internationales, des questions aussi du Moyen-Orient. Il a été notamment capturé en Irak 124 jours jours avant d’être libéré en 2004.
Le scepticisme d’un agent du renseignement français après l’alerte d’Emmanuel Macron devant les chefs de partis. « La menace hybride russe existe, mais Emmanuel Macron la surestime. Il n’y a pas eu au cours des dernières semaines d’épisodes nouveaux détectés par les services,… pic.twitter.com/vtgGRYrrQb
— Georges Malbrunot (@Malbrunot) September 19, 2026
Pour lui le discours du Président Macron suscite des interrogations jusque dans les services de renseignement. Il déclare notamment qu’il n’y a pas tellement d’élément nouveau sur la menace russe et que cela pourrait être une stratégie de communication selon une de ses sources aux renseignements : « Le scepticisme d’un agent du renseignement français après l’alerte d’Emmanuel Macron devant les chefs de partis. « La menace hybride russe existe, mais Emmanuel Macron la surestime. Il n’y a pas eu au cours des dernières semaines d’épisodes nouveaux détectés par les services, dit-il. Pourquoi sort-il alors soudainement du chapeau cette affaire ? Sauf si c’est une stratégie de communication pour orienter les choix des Français avant la présidentielle, en visant Marie Le Pen et Jean-Luc Mélenchon les deux extrêmes qui sont indulgents à l’égard de la Russie ».
La Russie mène-t-elle une véritable offensive hybride contre la France et l’Europe ? Sur le principe, le débat ne semble guère faire de doute. Cyberattaques, opérations d’influence, manipulations informationnelles, sabotages ou tentatives d’ingérence font désormais partie des menaces prises en compte par les autorités françaises.
Mais la question soulevée par Georges Malbrunot est différente : l'intensification de cette menace justifie-t-elle le niveau d'alerte affiché actuellement par Emmanuel Macron ?
La réponse de sa source aux renseignements serait négative : « Rien n’a changé militairement dernièrement, sauf une chose : Poutine est acculé, il perd trop de monde dans sa guerre contre l’Ukraine. La Russie a reçu encore des renforts nord-coréens et en Afrique, les Russes n’y arrivent pas, ils perdent aussi beaucoup de monde, ils n’arrivent pas à avoir les supports logistiques – avions, hélicoptères – que les Américains ont. Poutine est contraint de mettre le bordel en Pologne ou dans les pays Baltes, plus que chez nous d'ailleurs. Plutôt que de faire de grands discours publics, on ferait mieux de leur pourrir leurs installations télécom ou de leur perturber l’approvisionnement via des pays tiers en pièces détachées d’avions ».
Il termine par se demande si : « cette stratégie est étayée par une offensive de nos services de renseignements en direction des médias afin d’appuyer la communication élyséenne. »