L’accord de Trump sur le diesel russe divise les républicains
L’accord de Donald Trump sur le diesel russe provoque des critiques jusque dans son camp. Le sénateur Thom Tillis conteste sa légalité, tandis que le Trésor défend une mesure destinée à réduire les prix.
Publié par A JS
Résumé de l'article
Thom Tillis met en cause la légalité de l’accord énergétique entre Trump et Moscou. Le Trésor défend ses pouvoirs, tandis que plusieurs républicains dénoncent un soutien financier à la guerre russe. Le Canada critique également cette décision. En parallèle, Kyiv attend les modalités du cessez-le-feu énergétique annoncé par Washington.
L’accord sur le diesel russe annoncé par Donald Trump suscite une contestation juridique dans son propre camp. Dimanche 11 octobre, le sénateur républicain Thom Tillis a estimé que le président pourrait enfreindre la loi. Le secrétaire au Trésor, Scott Bessent, défend au contraire la légalité de l’opération.
Vendredi, Trump a annoncé que Moscou fournirait du diesel aux marchés mondiaux. Son administration a temporairement levé les sanctions américaines visant les carburants russes. Ces restrictions cherchaient à réduire les recettes finançant la guerre contre l’Ukraine.
Cette décision intervient à moins d’un mois des élections de mi-mandat. Les républicains y défendront leurs étroites majorités au Congrès. La hausse du diesel pèse sur les transporteurs, les agriculteurs et les ménages utilisant ce combustible pour se chauffer.
Diesel russe : une bataille sur la portée des sanctions
Le désaccord porte notamment sur une loi que Trump a promulguée en septembre. Ce texte impose de lourdes sanctions à la Russie. Il porte le nom de Lindsey Graham, sénateur républicain décédé en juillet et partisan d’une ligne ferme contre Moscou.
Invité de « Meet the Press », sur NBC, Tillis a contesté la décision présidentielle. Selon lui, des arguments sérieux permettent d’affirmer que Trump ne respecte pas la loi. Il estime aussi que cet accord menace des vies américaines.
Scott Bessent rejette cette lecture. Sur Fox News, le secrétaire au Trésor a assuré que Washington utiliserait les pouvoirs légaux disponibles. Il affirme que les lois sur les sanctions permettent cette opération.
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