Le MI5 accuse l’Iran de chercher à frapper des sites militaires britanniques et des sites Juifs
La menace iranienne s’étend aux sites militaires britanniques, affirme le chef du MI5. Selon Ken McCallum, le complot présumé contre Fairford ne constitue pas un cas isolé.
Publié par A JS
Résumé de l'article
Le MI5 décrit un élargissement des opérations iraniennes vers des installations militaires britanniques et des sites juifs. L’enquête sur Fairford se poursuit après sept arrestations suivies de libérations sous caution. Londres accuse les Gardiens de la révolution. Téhéran dément, tandis que plusieurs pays, dont la Belgique, soutiennent l’attribution britannique.
L’Iran cherche à frapper des installations militaires au Royaume-Uni, selon le directeur général du MI5, Ken McCallum. Mardi 13 octobre, il a décrit un élargissement des cibles de Téhéran. La menace iranienne dépasserait désormais les opposants au régime établis en Grande-Bretagne.
Le responsable du renseignement intérieur britannique présentait les principales menaces pesant sur le pays. Il a évoqué des ambitions iraniennes contre des objectifs plus difficiles à atteindre, notamment militaires. Selon lui, d’autres exemples existent au Royaume-Uni et ailleurs dans le monde.
Cette alerte intervient pendant l’enquête sur un projet présumé d’attaque contre la base aérienne de Fairford. Cette installation britannique accueille des forces américaines dans l’ouest de l’Angleterre. Des bombardiers américains l’ont utilisée pour frapper l’Iran pendant la guerre de cette année.
Une menace iranienne au-delà des opposants au régime
Selon Ken McCallum, Téhéran cherche à intensifier ses opérations sur le territoire britannique. Les dissidents iraniens ne constitueraient plus ses seules cibles. Le chef du MI5 évoque également des attaques contre des sites juifs.
Les autorités britanniques attribuent des incendies criminels et des sabotages à des groupes liés à l’Iran. McCallum présente les ambitions contre des installations militaires comme une évolution majeure cette année.
Concernant Fairford, il affirme que l’incident n’est « pas un cas isolé ». Ses déclarations décrivent une menace plus large. Elles ne préjugent cependant pas des conclusions de l’enquête antiterroriste en cours.
De l’essence dans trois camionnettes, aucun explosif découvert
Le 27 septembre, les autorités ont évacué des dizaines de riverains près de Fairford. Des policiers armés et des démineurs militaires ont investi les alentours de la base.
La police a ensuite annoncé la découverte d’essence dans trois camionnettes. Les recherches n’ont révélé aucun explosif. Les enquêteurs ont arrêté sept hommes d’une vingtaine d’années, puis les ont libérés sous caution.
L’incident a également entraîné le retrait des bombardiers américains de Fairford. Washington a rapatrié ces appareils aux États-Unis. Les investigations britanniques se poursuivent pour déterminer les responsabilités dans ce projet présumé d’attaque.
Londres désigne les Gardiens de la révolution, Téhéran dément
Lundi 12 octobre, le Premier ministre Andy Burnham a directement mis en cause les Gardiens de la révolution iraniens. Selon lui, ceux-ci ont « presque certainement » dirigé le complot présumé.
La Belgique figure parmi les signataires d’une déclaration internationale publiée le même jour. Ce texte condamne les activités hostiles attribuées à l’Iran. Il soutient également l’attribution britannique concernant l’incident de Fairford.
L’Iran nie toute implication dans cette affaire. Téhéran avait néanmoins affirmé considérer comme une cible légitime toute base servant à attaquer son territoire.