« Nous nous endormons sur un volcan » : BHL évoque la guerre civile et accable Mélenchon après les émeutes
Face aux violences qui ont secoué la France, Bernard-Henri Lévy tire la sonnette d'alarme. Le philosophe évoque le spectre d'une guerre civile, accuse Mélenchon et ses alliés d'avoir contribué à un climat dangereux et réclame une commission d'enquête parlementaire sur les responsabilités éventuelles de LFI.
Publié par Harrison du Bus
Résumé de l'article
Après les émeutes en France, Bernard-Henri Lévy évoque la guerre civile, accuse Mélenchon et Rima Hassan et réclame une enquête parlementaire sur LFI.
La France serait-elle assise sur un volcan ? Au lendemain des émeutes qui ont ravagé plusieurs villes françaises, Bernard-Henri Lévy multiplie les avertissements et les accusations. Sur X, le philosophe ne parle plus de simples débordements : il s'inquiète d'une possible rupture du pacte démocratique et met directement en cause la responsabilité politique de La France insoumise.
« Émeutes ? Annonce d'une guerre civile ? », interroge-t-il, avant de convoquer Alexis de Tocqueville et son célèbre avertissement du 27 janvier 1848 : « Je crois que nous nous endormons, à l'heure qu'il est, sur un volcan. »
Émeutes? Annonce d’une guerre civile ? Alexis de Tocqueville, le 27 janvier 1848 : « Je crois que nous nous endormons, à l’heure qu’il est, sur un volcan. »
— Bernard-Henri Lévy (@BHL) October 18, 2026
La référence n'est pas anodine. Quelques semaines après cette déclaration, la monarchie de Juillet s'effondrait sous la pression révolutionnaire. En choisissant cette comparaison, BHL inscrit les violences actuelles dans une perspective historique particulièrement inquiétante, sans pour autant affirmer qu'une guerre civile serait inévitable.
« Responsabilité écrasante » : Mélenchon et Rima Hassan directement visés
C'est contre Jean-Luc Mélenchon et plusieurs figures de La France insoumise que le philosophe dirige ses accusations les plus sévères.
Honte à ceux (Mélenchon et cie) qui répètent depuis des mois que « la police tue » ou que « la violence » est parfois légitime - et qui, comme Rima Hassan, relayaient hier encore des appels à marcher sur l’Elysee. Responsabilité écrasante.
— Bernard-Henri Lévy (@BHL) October 17, 2026
« Honte à ceux (Mélenchon et cie) qui répètent depuis des mois que “la police tue” ou que “la violence” est parfois légitime », écrit-il, reprochant également à Rima Hassan d'avoir relayé des appels à marcher sur l'Élysée.
Son verdict tient en deux mots : « Responsabilité écrasante. » Bernard-Henri Lévy établit ainsi un lien politique entre certains discours de la gauche radicale et le climat de violence qui a accompagné les manifestations. Mais le philosophe entend aller plus loin que la polémique sur les réseaux sociaux.
BHL réclame une commission d'enquête parlementaire sur LFI
Dans une autre publication, Bernard-Henri Lévy demande expressément l'ouverture d'une enquête parlementaire. « Il faut une Commission d'enquête parlementaire sur les dires, outrances, agissements et éventuelles responsabilités de LFI dans les semaines précédant ce désastre démocratique », écrit-il.
Il faut une Commission d’enquête parlementaire sur les dires, outrances, agissements et éventuelles responsabilités de LFI dans les semaines précèdent ce désastre démocratique.
— Bernard-Henri Lévy (@BHL) October 17, 2026
La formulation marque un durcissement de sa position : il ne s'agit plus seulement de condamner une rhétorique politique, mais de demander aux représentants de la nation d'examiner publiquement les comportements et les déclarations du mouvement de Jean-Luc Mélenchon.
Une telle commission, si elle devait voir le jour, aurait pour objet d'établir des faits et d'examiner d'éventuelles responsabilités politiques.
« C'est Notre-Dame de la République qui brûle »
Les destructions survenues à Limoges ont particulièrement marqué Bernard-Henri Lévy. « C'est Notre Dame de la République qui, ce soir, à Limoges, brûle… », écrit-il, dans une formule qui transforme l'incendie d'un édifice public en symbole d'une République atteinte au cœur.
C’est Notre Dame de la République qui, ce soir, à Limoges, brûle…
— Bernard-Henri Lévy (@BHL) October 17, 2026
La veille, le philosophe avait déjà rejeté les comparaisons entre les manifestations actuelles et Mai 68, jugeant cette lecture historique aussi complaisante qu'inappropriée.
« Rien de plus bête que la comparaison avec Mai 68 de ce qui se passe ces jours-ci. Passion du remake. Or le remake tourne au fake, le fake à la casse et la casse au chaos factieux. »
Rien de plus bête que la comparaison avec Mai 68 de ce qui se passe ces jours-ci. Passion du remake. Or le remake tourne au fake, le fake à la casse et la casse au chaos factieux.
— Bernard-Henri Lévy (@BHL) October 17, 2026
Dans un autre message, il dénonçait les attaques contre les forces de l'ordre et les secours : « Quand les pompiers venus secourir deviennent des victimes, quand les policiers sont traqués, quand les places de la République s'embrasent, le mot “débordement” ne suffit plus ; ni celui de “black blocs” ; c'est le pacte démocratique qui risque de vaciller. »
Quand les pompiers venus secourir deviennent des victimes, quand les policiers sont traqués, quand les places de la République s’embrasent, le mot «débordement» ne suffit plus; ni celui de «black blocs »; c’est le pacte démocratique qui risque de vaciller.
— Bernard-Henri Lévy (@BHL) October 17, 2026
Une mise en accusation politique au lendemain du chaos
À travers cette série de publications, Bernard-Henri Lévy développe une même idée : les violences ne sauraient être considérées uniquement comme des excès isolés survenus en marge d'un mouvement social.
Pour lui, elles soulèvent une question plus profonde, celle du rapport entretenu par certaines forces politiques avec la violence et les institutions républicaines.
En invoquant Tocqueville, la révolution de 1848 et le risque de guerre civile, le philosophe donne aux événements une dimension qui dépasse largement le maintien de l'ordre. Et désigne désormais ouvertement ceux qu'il estime devoir rendre des comptes.