« On peut faire mieux avec moins » : Jeholet bouscule le modèle wallon
Entre pénuries de main-d’œuvre, réforme des aides et remise en question du modèle économique, le ministre de l’Économie plaide pour un changement de cap en profondeur.
Publié par Demetrio Scagliola
• Mis à jour le
Résumé de l'article
- Un paradoxe wallon : 270.000 demandeurs d’emploi vs métiers en pénurie
- Réforme des aides pour cibler les publics éloignés de l’emploi
- Volonté de sortir d’une économie trop dépendante des subventions
- Correction assumée sur la taxe force motrice et réforme à venir
21 News : Vous parlez régulièrement du besoin de fierté industrielle wallonne. Vous pensez qu’elle existe à nouveau, aujourd’hui ?
Pierre-Yves Jeholet : Oui, je pense que c’est essentiel. Pendant longtemps, certains secteurs ont été regardés avec méfiance, voire avec une certaine culpabilité. C’est notamment le cas de la défense, mais aussi d’autres activités comme l’aéroport de Liège ou le circuit de Spa-Francorchamps et la responsabilité de certains, notamment du dogmatisme d’Ecolo, est clairement engagée.
À un moment donné, il faut sortir de cette logique. Quand on dispose d’entreprises reconnues au niveau international, qui créent de l’emploi, qui innovent et qui contribuent à notre économie, il faut être capable de le dire et de l’assumer. Cela ne signifie pas qu’il ne faut pas rester exigeant, ni qu’il ne faut pas se poser des questions éthiques. Mais il faut aussi valoriser ce qui fonctionne. La Wallonie a trop souvent tendance à se concentrer sur ses faiblesses. Il est temps de mettre également en avant ses forces.
Le dogmatisme écologiste a joué un rôle important dans certaines décisions, notamment en matière de nucléaire...
21 News : On est peut-être aujourd’hui à l’aube d’une nouvelle crise énergétique, pour les citoyens mais aussi pour les entreprises et en position de dépendance. La faute à qui ?
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