« On sait tout, on n'apprend rien » : Alain Bauer dénonce un État qui refuse d'anticiper
Face à Louis Sarkozy, Alain Bauer raconte la disparition d'un groupe de détection précoce créé sous Nicolas Sarkozy et décrit une administration qui préfère ne pas savoir. Du COVID aux drones, il parle de « pensée magique » et d'un État qui a cessé d'anticiper.
Publié par Loïc Cotteret
• Mis à jour le
Résumé de l'article
Dans En Toute Liberté, Louis Sarkozy et loïc Cotteret interrogent Alain Bauer sur les faillites de l'Etat français.
« La France n'est pas bien administrée, elle est suradministrée, ce qui n'est pas exactement la même chose. » Dans En toute liberté, Alain Bauer répond à une question de Louis Sarkozy : pourquoi un pays à l'administration si dense est-il toujours en retard sur ses crises ? Sa réponse tient en une formule, qu'il répétera plusieurs fois : l'État sait tout, mais ne veut pas savoir.
Le groupe de détection supprimé par les administrations
Le criminologue rappelle qu'une seule véritable structure d'anticipation a existé depuis l'époque du Plan gaullien : un groupe de détection précoce créé sous Nicolas Sarkozy, placé à l'Élysée et réuni une fois par mois. Chaque administration y envoyait un représentant, souvent, dit-il, un agent « puni parce qu'il avait la tête qui dépassait ». Diplomatie, matières premières, industrie, criminalité, terrorisme : le groupe tentait d'anticiper l'avenir.
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