« Une étincelle et tout s'enflamme » ? Alain Bauer explique pourquoi la colère française n'a plus de cible
Face à Louis Sarkozy, Alain Bauer compare le climat actuel à celui des gilets jaunes. En 2018, la colère visait des décisions et des responsables identifiés ; aujourd'hui, la défiance est générale. Bauer y voit un risque mais aussi une réserve : la rage n'arrive qu'en quatrième position des préoccupations.
Publié par Loïc Cotteret
Résumé de l'article
Interview de l'intellectuel Alain Bauer par Louis Sarkozy et Loïc Cotteret pour le Podcast En Toute Liberté.
« Je peux vous dire que le climat est extrêmement délétère. » Interrogé par Louis Sarkozy dans En toute liberté sur un possible soulèvement social, Alain Bauer s'appuie sur ce qu'il voit chaque semaine : conférences publiques, dédicaces, salons du livre, « des centaines de personnes » rencontrées le samedi. Il observe une dégradation « exceptionnellement rapide » autour du prix de l'essence, du pétrole et du « ressentiment général ».
2018 : des cibles, une tête à couper
Pour lui, les barricades ne sont pas exclues : elles restent « quelque chose d'assez commun dans l'histoire de France », pays d'une longue tradition de jacqueries. Mais il distingue le moment actuel des gilets jaunes. En 2018, il y avait « au moins des cibles identifiées » : une décision précise du Premier ministre de réduire la vitesse, des mesures sur le prix des carburants, des injonctions contradictoires annoncées sur un ton « arrogant et un peu méprisant par la noblesse d'État ».
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