Philippe Geluck réagit à la polémique Mélenchon-Le Pen : « Jamais je ne voterai pour l'extrême droite »
Philippe Geluck subit insultes et appels au boycott après ses propos sur un éventuel duel Mélenchon-Le Pen. Face à la polémique, le dessinateur clarifie sa position : « Jamais je ne voterai pour l'extrême droite ! Jamais de ma vie ! »
Publié par Demetrio Scagliola
Résumé de l'article
- Philippe Geluck avait refusé de dire pour qui il voterait lors d'un hypothétique second tour Mélenchon-Le Pen.
- Ses propos ont déclenché insultes et appels au boycott sur les réseaux sociaux.
- Le dessinateur réagit : « Jamais je ne voterai pour l'extrême droite ! »
Une séquence de quelques secondes aura suffi à déclencher une vague de réactions. Philippe Geluck fait l’objet d’insultes et même d’appels au boycott sur les réseaux sociaux après avoir refusé de dire pour qui il voterait dans l’hypothèse d’un second tour de la présidentielle française opposant Jean-Luc Mélenchon à Marine Le Pen. Face à la polémique, le dessinateur du Chat clarifie désormais très fermement sa position : « Jamais je ne voterai pour l’extrême droite ! Jamais de ma vie ! »
Tout est parti d'une interview accordée mardi à Matin Première, comme le rapporte La Libre. Interrogé par Élodie de Sélys, Philippe Geluck évoque notamment son rapport à la gauche française et ne cache pas son profond désaccord avec Jean-Luc Mélenchon.
« Mélenchon me donne des boutons », explique-t-il. La journaliste lui demande alors si le leader de La France insoumise est le seul responsable de ce rejet. « Non justement, mais je ne m'attendais pas à ce que les boutons me viennent de ce côté-là de la politique », répond le dessinateur.
« Moi, je ne sais pas ce que je ferais »
La discussion se déplace alors vers l'hypothèse d'un second tour de la présidentielle française opposant Jean-Luc Mélenchon à Marine Le Pen. Philippe Geluck évoque les confidences de certains de ses proches français.
« J'ai des amis en France qui sont plutôt de gauche et qui sont en train de se dire qu'ils voteraient éventuellement Le Pen », raconte-t-il. Interrogé sur son propre choix dans une telle configuration, il répond : « Moi, je ne sais pas ce que je ferais. Je préfère ne pas me prononcer parce que je ne suis pas français. »
Une réponse qui a rapidement enflammé les réseaux sociaux. Selon La Libre, de nombreux internautes ont reproché au dessinateur de ne pas avoir explicitement choisi de faire barrage à l'extrême droite. Certains sont allés jusqu'à appeler au boycott de ses œuvres, voire à la destruction de ses bandes dessinées.
Mais la séquence qui circule ne résume pas l'ensemble des propos tenus par Philippe Geluck. Au cours de l'interview, lorsqu'il évoque l'autre extrémité du spectre politique, il déclare également : « De l'autre côté, ça me donne des syncopes et des vapeurs. »
« Je suis abasourdi par le nombre de réactions haineuses »
Face à l'ampleur de la polémique, le dessinateur a décidé de réagir mercredi sur ses réseaux sociaux.
« Suite à la publication par Matin Première d'un extrait d'une interview radio, je suis abasourdi par le nombre de réactions haineuses à mon égard », écrit-il.
Philippe Geluck affirme surtout que ses propos concernant ses amis français ont été interprétés à tort comme l'expression de son propre choix politique.
« Si j'ai signalé ces personnes se disant prêtes à voter Le Pen plutôt que Mélenchon au deuxième tour, c'est pour nous alerter sur l'état d'esprit régnant en France en ce moment. Et cela ne signifie évidemment pas que je ferais comme elles. »
Et cette fois, le dessinateur ne laisse plus la moindre place à l'ambiguïté.
« Jamais je ne voterai pour l'extrême droite ! Jamais de ma vie ! Je combats leurs idées nauséabondes dans ma vie et à travers mes dessins depuis toujours. »
Il revient également sur la phrase qui a provoqué la polémique : « Dans l'extrait d'interview diffusé sur les réseaux, je raconte que des amis français m'ont dit qu'en cas de second tour Mélenchon-Le Pen, ils pourraient voter Le Pen et cela m'a sidéré. »