Tags, croix gammée et appels violents : à Mons, une dérive inquiétante vise la droite locale
Nouveaux tags sur la façade de Mons en Mieux, croix gammée dessinée sur le visage de Guillaume Soupart, mannequins politiques pris pour cibles à l’Université de Mons avec appels à « castrer GLB » : en l’espace de quelques heures, plusieurs faits distincts ont illustré à Mons un climat de radicalisation politique préoccupant. Au-delà des désaccords idéologiques, c’est la banalisation d’une violence symbolique dirigée contre des élus et des formations démocratiques qui alarme.
Publié par Harrison du Bus
Résumé de l'article
— Le local de Mons en Mieux a de nouveau été vandalisé, avec le mot « Fachos » et une croix gammée visant Guillaume Soupart.
— Le même jour, à l’UMons, des mannequins politiques ont été pris pour cibles dans une action dénoncée par les Jeunes MR.
— Ces faits distincts dessinent un climat de violence symbolique de plus en plus préoccupant à Mons.
À Mons, il ne s’agit plus seulement d’un désaccord politique exprimé avec dureté. Ce qui s’est joué ces dernières heures ressemble à une montée de la violence militante, où l’invective, la dégradation et la mise en scène agressive prennent peu à peu la place du débat. La façade du local de Mons en Mieux a de nouveau été prise pour cible. On y a tagué le mot « Fachos ». Plus grave encore, une croix gammée a été dessinée sur le front du député wallon et conseiller communal montois Guillaume Soupart, figurant sur l’une des affiches du mouvement.
L’élu MR, directement visé, dit refuser toute banalisation de ces actes. Il dénonce une violence symbolique devenue récurrente et souligne l’absurdité politique de l’accusation. Selon lui, rien, dans ses prises de position, ses déclarations publiques ou ses publications, ne permet de l’associer de près ou de loin à une quelconque complaisance à l’égard de l’extrême droite. Il rappelle au contraire se situer dans le camp des démocrates opposés aux extrêmes.
Une escalade qui ne relève plus du simple tag
L’affaire ne se limite pas à une façade souillée. Guillaume Soupart affirme avoir aussi été insulté dans la rue, après avoir été reconnu. Le passage du marquage anonyme à l’invective directe nourrit son inquiétude. Derrière ces gestes, il voit moins une contestation politique qu’une logique d’escalade, avec cette question désormais posée à voix haute : après les tags et les insultes, quelle sera la prochaine étape ?
Les auteurs des dégradations auraient été filmés. Selon les éléments avancés par Mons en Mieux, il s’agirait de trois jeunes femmes portant des masques chirurgicaux. Des stickers associés aux milieux antifas auraient également été utilisés, notamment sur les visages de candidates du mouvement. Le parti annonce le dépôt d’une plainte et la transmission des images à la police.
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