Tihange : la démolition des tours stoppée, la bataille politique sur le nucléaire relancée
Le groupe énergétique français Engie souhaite démolir deux des trois tours de refroidissement de la centrale nucléaire de Tihange. Une décision qui aurait fermé la porte à toute éventuelle relance de certains réacteurs. Mais un recours en justice a changé la donne : le permis de démolition est désormais suspendu, rapporte L’Echo.
Publié par Demetrio Scagliola
• Mis à jour le
Résumé de l'article
La démolition de deux tours de refroidissement à Tihange, autorisée à Electrabel, a déclenché une réaction immédiate du gouvernement fédéral, inquiet de voir se refermer toute possibilité de relance nucléaire. Suspendu après plusieurs recours introduits notamment par WePlanet et la commune de Huy, le permis place désormais la décision entre les mains du ministre wallon de l’Aménagement du territoire. Au-delà de l’aspect technique, le dossier cristallise les tensions entre stratégie industrielle d’Engie, objectifs climatiques, sécurité d’approvisionnement et volonté politique de maintenir une capacité nucléaire en Belgique.
Le permis obtenu par l’exploitant Electrabel – filiale d’Engie – a immédiatement suscité des réactions au sommet de l’État. La démolition de deux tours de refroidissement aurait rendu irréversible la réduction du parc nucléaire belge, en empêchant toute remise en service future des réacteurs à l’arrêt.
Le Premier ministre Bart De Wever (N-VA) et le ministre fédéral de l’Énergie Mathieu Bihet (MR) plaident pour la relance du réacteur Tihange 1, arrêté en octobre dernier. Dans ce contexte, la démolition des infrastructures apparaît comme un signal politique fort – et controversé.
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