Traitée de « facho », Laurence Boccolini répond sans détour sur Instagram
Un avis tranché sur les stars et la politique, et la chroniqueuse de W9 se retrouve clouée au pilori sur les réseaux. Sa riposte sur Instagram ne sait pas fait attendre.
Publié par Loïc Cotteret
Résumé de l'article
Après avoir refusé sur le plateau de « Tout beau, tout neuf » (W9) de dire pour qui voter, Laurence Boccolini s’est fait traiter de « facho » et de « nazi » sur les réseaux. Elle a répliqué en story Instagram, rappelant que son père italien avait été emprisonné pour avoir refusé de combattre pour Mussolini.
Mardi 13 octobre, la table de « Tout beau, tout neuf » sur W9 s’empoigne sur une question qui fâche : une célébrité a-t-elle le droit de dire aux Français pour qui voter ? La présidentielle se profile à moins de six mois et les prises de position fleurissent. Installée aux côtés de Cyril Hanouna depuis le 31 août, Laurence Boccolini ne tourne pas autour du pot. Sa réponse tient en un mot : non.
Pas de consigne, pas de sermon
Croire qu’un visage connu fera basculer un électeur relève, selon elle, de la prétention. Les gens ont leur lot de galères et savent très bien où glisser leur bulletin. Ce qu’ils attendent d’une animatrice ? De la chaleur, du réconfort, un peu de légèreté. Certainement pas une leçon de politique donnée depuis un fauteuil, tasse de thé à la main.
« Il y a un isoloir dans un bureau de vote, ça veut dire que tu n'as pas à donner tes opinions » 🗳️
— W9 (@W9) October 13, 2026
Laurence Boccolini estime que les people devraient arrêter de donner des consignes de vote aux Français, qui souffrent déjà assez au quotidien !#TBT9, du lundi au vendredi à… pic.twitter.com/tZp76gGnYn
La règle vaut aussi pour elle-même. À la maison, on lui a appris que l’isoloir existe précisément pour garder ses opinions au chaud. Sa famille, des immigrés italiens, a fui le fascisme et en garde des cicatrices. Les grands-parents tremblaient dès qu’on prononçait un mot de politique. Résultat : bouche cousue, et tant pis si c’est excessif.
Une story pour calmer la meute
La tirade ne passe pas. Les insultes pleuvent sur la toile, « facho » et « nazi » en tête. Vendredi 16 octobre, Laurence Boccolini réplique en story. Son agacement, jure-t-elle, ne dépend d’aucun camp : qu’on réclame un barrage à droite, à gauche ou au centre, c’est le « PRINCIPE » qui lui reste en travers de la gorge. Elle glisse tout de même que peu de stars lancent le même appel contre LFI.
Puis arrive le coup de massue. Son père, enrôlé de force à 18 ans dans l’armée italienne, a fini prisonnier pour avoir refusé de se battre au service de Mussolini. Elle l’imagine surgir de sa tombe pour renvoyer les accusateurs dans leurs buts, et signe d’un gros mot, ponctué de trois points d’exclamation. Difficile de faire plus clair.
Une méthode contestée, pas un camp
Le malentendu est là, et elle le pointe elle-même : on lui colle une étiquette alors qu’elle conteste une façon de faire. Défendre le secret du vote et refuser les tuteurs médiatiques, c’est une position que certains de ses voisins de plateau ont partagée. Mais la nuance voyage mal. Un extrait de quelques secondes, un mot lancé comme une pierre, et le procès est bouclé. À l’approche d’un scrutin majeur, le réflexe d’enrôler les personnalités d’un côté ou de l’autre n’est pas près de faiblir.
Ainsi, le cœur de la campagne n’a pas démarré que le plateau de W9 encaisse déjà ses premières secousses.