Violences en France, couvre-feux et enquête sur les dégradations visant CNews
Après les violences en France du 17 octobre, des couvre-feux entrent en vigueur dans plusieurs villes. À Paris, les dégradations visant CNews font l’objet d’une enquête confiée à un juge d’instruction après 25 gardes à vue.
Publié par A JS
Résumé de l'article
Commerces pillés, équipements publics détruits et locaux de médias dégradés alimentent les critiques sur le maintien de l’ordre. L’exécutif prépare des aides et reçoit les syndicats mercredi. Les gilets jaunes annoncent deux nouvelles journées d’action, tandis que les maires réclament davantage de protection.
Les violences en France du week-end des 17 et 18 octobre conduisent le gouvernement à instaurer des couvre-feux localisés. À Paris, l’enquête sur les dégradations visant CNews connaît aussi une nouvelle étape judiciaire. Un juge d’instruction reprend les investigations lundi 19 octobre, après le placement en garde à vue de 25 personnes, selon l’AFP.
Samedi matin, des individus ont inscrit sur le bâtiment le slogan « Pas de télé pour les fachos ». Selon la préfecture de police, citée par Le Parisien, une centaine de personnes cagoulées ont bloqué l’accès au parking. Des projectiles ont également brisé plusieurs vitres. Les locaux abritent aussi Europe 1 et la rédaction du Journal du dimanche.
CNews a dénoncé ces actes et défendu la sécurité des journalistes. La chaîne a rappelé que la liberté de la presse suppose de pouvoir travailler sans peur ni violence. Ces dégradations ont précédé les manifestations nationales contre la vie chère. Des cortèges pacifiques ont défilé, tandis que des violences et pillages frappaient plusieurs villes.
Violences en France, des couvre-feux et de nouvelles mobilisations
Des restrictions nocturnes concernent certains quartiers parisiens, entre 23 heures et 6 heures, ainsi que le centre-ville de Lyon. À Lille, elles visent les mineurs dans certaines zones. Nice a également pris des mesures similaires. Sébastien Lecornu privilégie ces dispositifs partiels pour protéger notamment les commerces. Le Premier ministre envisage aussi l’état d’urgence s’il le juge utile.
L’exécutif prépare également un fonds exceptionnel pour reconstruire les équipements publics détruits, a annoncé la ministre Françoise Gatel. La ministre déléguée au Numérique, Anne Le Hénanff, exige le retrait des annonces proposant des objets volés pendant les pillages. Elle a réuni lundi les plateformes concernées et demandé une suppression sans délai.
Les syndicats doivent rencontrer Sébastien Lecornu à Matignon mercredi 21 octobre au matin. Selon la CFTC, les discussions devraient notamment concerner la mobilisation du 5 novembre. Les salariés du public et du privé réclameront des mesures pour les salaires, les services publics, l’emploi et l’industrie.
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