Volkswagen réclame un cadre européen pour réussir sa transformation
La restructuration de Volkswagen exige aussi un engagement européen, affirme Oliver Blume. À Paris, le PDG réclame un cadre favorable à l’industrie face à la concurrence chinoise et à la guerre des prix.
Publié par A JS
Résumé de l'article
Volkswagen conjugue réorganisation interne, suppressions d’emplois et renouvellement de son offre électrique. Oliver Blume demande aux décideurs européens de soutenir la compétitivité industrielle. Le groupe accueille favorablement l’entente avec Pékin sur les véhicules hybrides, mais redoute l’arrivée en Europe de la guerre des prix chinoise.
Oliver Blume demande aux responsables européens de contribuer au redressement de Volkswagen. Le PDG du groupe allemand a lancé cet appel dimanche 11 octobre à Paris. Il participait à l’événement « Pour l’Europe », à la veille du Mondial de l’Automobile.
Le constructeur veut simplifier son fonctionnement et renforcer sa compétitivité. Cette réorganisation concerne un groupe qui rassemble notamment Volkswagen, Porsche et Lamborghini. Blume la présente comme le plus vaste programme de transformation de son histoire.
Le dirigeant défend une « responsabilité partagée » entre entreprises et pouvoirs publics. Les premières doivent améliorer leur compétitivité et proposer une offre attractive. Les seconds doivent établir un cadre adapté à ces efforts.
Une restructuration de Volkswagen sous pression
Le groupe conserve une position dominante en Europe. Il représente environ un quart du marché automobile européen depuis une décennie. Mais cette avance ne le protège pas contre la progression des marques chinoises.
BYD et Leapmotor gagnent du terrain auprès des automobilistes européens. En Chine, la guerre des prix et le recul des ventes intérieures poussent les constructeurs à exporter davantage. L’Europe constitue un débouché majeur pour cette expansion.
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