La nuit de la Saint-Sylvestre a été marquée par de nombreux incidents à Anvers et à Bruxelles, avec un lourd bilan sécuritaire et des violences ciblant policiers et services de secours. La majorité des personnes arrêtées ont moins de 20 ans, certaines 10-11 ans.
À Anvers, la police a procédé à 104 interpellations, principalement administratives, après des troubles liés à l’usage de feux d’artifice et à des incendies volontaires. La majorité des personnes arrêtées avaient moins de 20 ans. La bourgmestre Els van Doesburg a confirmé la présence d’enfants âgés de 10 à 11 ans parmi les perturbateurs, une donnée qui a particulièrement marqué les autorités.
Barricades incendiées, projectiles et feux d’artifice lancés vers la police et les secours, véhicules et mobilier urbain endommagés : la situation a été jugée « très tendue ». Les forces de l’ordre ont dû recourir à plusieurs reprises aux gaz lacrymogènes. Plusieurs policiers ont été légèrement blessés.
Les assignations à résidence imposées à 17 jeunes connus des services ont été globalement respectées, même si sept infractions ont été constatées lors de contrôles nocturnes. L’an dernier, 50 assignations avaient été décidées par l’ex-bourgmestre Bart De Wever.
Bruxelles : 684 interventions et des arrestations
En Région de Bruxelles-Capitale, la police a comptabilisé 684 interventions entre 18h00 et 06h00. Malgré une forte affluence – 60.000 personnes à l’Atomium et 30.000 participants au festival FCKNYE à Brussels Expo – la situation est décrite comme « chargée mais globalement maîtrisée ».
Les incidents n’ont toutefois pas manqué : tirs de feux d’artifice visant policiers, ambulanciers et agents de la STIB, dégradations de trams et de bus, découverte de cocktails Molotov et d’engins pyrotechniques. Soixante-dix arrestations administratives ont été effectuées. Trois policiers ont été blessés et un ambulancier agressé puis hospitalisé.
Les pompiers sont intervenus pour des feux en plein air et des incendies de véhicules, le plus souvent liés aux feux d’artifice.
Bilan national et réactions politiques
Au total, environ 170 arrestations administratives ont été recensées à Anvers et Bruxelles, auxquelles s’ajoutent des interpellations en province d’Anvers, notamment dans la région de Malines. Les services de secours ont de nouveau été pris pour cible.
Dans un communiqué, le ministre de l’Intérieur Bernard Quintin a évoqué des incidents « plus limités que les années précédentes », saluant la préparation et la coordination des forces de sécurité. Il a toutefois plaidé pour un recours accru aux assignations à résidence lors de futurs événements et appelé la justice à punir avec la plus grande sévérité les auteurs de violences, en particulier celles visant les services d’ordre et de secours.
De son côté, safe.brussels a annoncé qu’une analyse approfondie des interventions serait menée par son Observatoire, avec des conclusions attendues d’ici mars 2026.
La rédaction
(BELGA PHOTO NICOLAS MAETERLINCK)