Explosion devant une synagogue à Liège : un acte antisémite dénoncé par les autorités
Une explosion s’est produite dans la nuit de dimanche à lundi devant la synagogue de la rue Léon Frédéricq à Liège. L’incident, qui n’a fait aucun blessé mais a causé d’importants dégâts matériels, est considéré par les autorités comme un acte criminel à caractère antisémite. Une enquête a été ouverte et les dispositifs de sécurité autour des sites sensibles pourraient être renforcés.
Publié par Rédaction
Résumé de l'article
Une explosion s’est produite dans la nuit devant la synagogue de la rue Léon Frédéricq à Liège. L’incident n’a fait aucun blessé mais a causé d’importants dégâts matériels. Les autorités locales et fédérales dénoncent un acte antisémite et une enquête a été ouverte par la police judiciaire fédérale, avec l’appui du service de déminage de la Défense. Dans un contexte international tendu, les dispositifs de sécurité autour des sites sensibles pourraient être renforcés.
Une explosion s’est produite peu avant 4 heures du matin dans la nuit de dimanche à lundi devant la synagogue située rue Léon Frédéricq à Liège. Si aucun blessé n’est à déplorer, l’explosion a provoqué des dégâts matériels significatifs. La vitre principale du bâtiment a été soufflée et plusieurs fenêtres d’habitations situées en face ont également été brisées sous l’effet du souffle.
Selon le bourgmestre de Liège, Willy Demeyer (PS), l’explosion est d’origine criminelle. L’élu a dénoncé « un acte extrêmement violent d’antisémitisme contraire à la tradition liégeoise de respect de l’autre ». Il a également insisté sur le fait "qu’il ne peut être question d’importer dans notre cité les conflits extérieurs ».
La police locale a immédiatement établi un périmètre de sécurité autour de la synagogue afin de permettre le travail des enquêteurs. La rue Léon Frédéricq reste fermée le temps des constatations et des premiers devoirs d’enquête.
Une enquête confiée à la police judiciaire fédérale
Les investigations ont été confiées à la police judiciaire fédérale, notamment à sa division spécialisée dans la lutte contre le terrorisme. Le Service d’Enlèvement et de Destruction d’Engins Explosifs (SEDEE) de la Défense a également été mobilisé pour analyser la nature de l’engin utilisé.
Sur le réseau social X, le ministre de l’Intérieur Bernard Quintin a condamné « un acte antisémite abject qui visait directement la communauté juive de Belgique ». Il a indiqué que les mesures de sécurité autour des sites similaires seraient renforcées et doit se rendre à Liège dans l’après-midi afin de faire le point avec les autorités locales et les services de sécurité.
Le président du Comité des Organisations Juives de Belgique (CCOJB), Yves Oschinsky, a lui aussi dénoncé « un acte antisémite extrêmement inquiétant, grave et préoccupant ».
La synagogue visée, construite en 1899, constitue l’un des principaux lieux de culte juifs de la ville. Elle abrite également un musée consacré à l’histoire et au patrimoine de la communauté juive liégeoise.
L’explosion intervient dans un contexte de vigilance accrue autour des sites communautaires en Belgique, les autorités évoquant un climat international particulièrement tendu depuis l’escalade militaire au Moyen-Orient. L’enquête devra désormais déterminer les circonstances exactes de l’explosion et identifier les auteurs de cet acte.