« À gerber » : Véronique Genest s'indigne du traitement journalistique du 7-Octobre par TF1
Trois ans après les massacres du Hamas en Israël, Véronique Genest s'est indignée du traitement réservé à cet anniversaire par le journal de 20 heures de TF1. L'actrice reproche à la rédaction de Gilles Bouleau d'avoir privilégié la question des responsabilités de Benyamin Netanyahou au détriment de l'hommage aux victimes.
Publié par Harrison du Bus
Résumé de l'article
Véronique Genest juge « à gerber » le JT de TF1 sur le 7-Octobre, accusant la chaîne d'avoir privilégié les responsabilités de Netanyahou.
« Le traitement en 5 minutes de TF1 sur le 7 octobre uniquement axé sur la responsabilité de @netanyahu est à gerber. » Véronique Genest n'a pas mâché ses mots. Mercredi 7 octobre, alors qu'Israël commémorait le troisième anniversaire des massacres perpétrés par le Hamas, l'ancienne interprète de Julie Lescaut a vivement dénoncé sur X le choix éditorial du journal de 20 heures de TF1, présenté par Gilles Bouleau.
Le traitement en 5 minutes de TF1 sur le 7 octobre uniquement axé sur la responsabilité de @netanyahu est à gerber
— Véronique Genest Off (@veroniquegenest) October 7, 2026
En cause : un reportage consacré à cette journée de commémoration, dans lequel la chaîne a choisi de mettre en avant les accusations visant le Premier ministre israélien et les défaillances sécuritaires qui ont précédé l'attaque du 7 octobre 2023. Un angle qui a scandalisé la comédienne, alors que cette date demeure avant tout celle du massacre de plus de 1.200 personnes par les terroristes du Hamas.
Des hommages très vite ramenés à la responsabilité de Netanyahou
Le reportage de TF1 s'ouvre certes sur un rappel explicite de l'horreur du 7-Octobre. Bouleau introduit le sujet en évoquant les images des attaques terroristes du Hamas et leurs 1.221 victimes, ainsi que le traumatisme toujours profond de la société israélienne.
Mais dès cette introduction, la rédaction précise que le pays demeure divisé, certains Israéliens estimant que le gouvernement actuel porte une part de responsabilité dans la catastrophe.
Les premières images montrent les cérémonies de recueillement sur le site du festival Nova, où des centaines de jeunes avaient été pris pour cible. Une mère endeuillée raconte qu'elle revient presque chaque samedi sur les lieux pour prendre symboliquement son petit déjeuner avec son fils disparu.
Le commentaire insiste également sur le délai d'intervention des forces israéliennes, arrivées, selon le reportage, six heures après le début de l'attaque sur ce site. Puis le sujet change de registre : « Car les hommages prennent une tournure politique à trois semaines d'élections législatives », explique la journaliste.
La suite du reportage est consacrée à la colère de familles de victimes, aux manifestations exigeant des réponses et aux interrogations sur les informations dont aurait disposé Benyamin Netanyahou avant le massacre.
« Que savait Benyamin Netanyahou de l'attaque qui se préparait ? »
C'est cette question qui structure la seconde partie de la séquence. TF1 évoque des révélations de la presse israélienne selon lesquelles le Premier ministre aurait été averti, dix jours avant le 7 octobre, de la préparation d'une opération d'ampleur par le Hamas. Le journal précise toutefois que Benyamin Netanyahou rejette toute responsabilité.
Le reportage diffuse ensuite l'interpellation du chef du gouvernement par un père de victime, lors d'un discours officiel : « Vous n'avez pas protégé mon fils le 7 octobre. Vous n'avez pas protégé les 1.200 personnes assassinées ce jour-là. Honte à vous ! Quelle honte ! »
La séquence se conclut sur les prochaines élections législatives israéliennes, présentées comme un « référendum pour ou contre Benyamin Netanyahou ».
Le choix éditorial a en effet été donc net : au-delà de l'introduction par les cérémonies de commémoration, TF1 a principalement retenu les conséquences politiques du 7-Octobre et la contestation du Premier ministre.