L’annonce d’un « accord global » entre le pouvoir syrien et les forces kurdes du nord et du nord-est du pays marque un tournant majeur dans la recomposition post-guerre de la Syrie. Présenté officiellement comme une étape vers la « réconciliation nationale », le texte prévoit l’intégration progressive des forces militaires et des administrations kurdes au sein de l’État syrien désormais dirigé par le président islamiste Ahmad al-Chareh (aussi appelé Abou Mohammed al-Joulani). Mais derrière l’affichage consensuel, l’accord entérine surtout un rapport de force brutalement défavorable aux Kurdes, longtemps soutenus par l’Occident.
Le texte, rendu public à la fois par les Forces démocratiques syriennes (FDS) et par la télévision officielle syrienne, prévoit une intégration par étapes des structures kurdes dans l’appareil d’État. Sur le plan militaire, les forces kurdes seront regroupées au sein d’une division de l’armée syrienne composée de trois brigades, auxquelles s’ajoutera une quatrième issue de la ville de Kobané, symbole de la résistance kurde face à l’État islamique.
Les forces de sécurité de Damas doivent par ailleurs se déployer dans plusieurs villes jusqu’ici contrôlées par l’Administration autonome du Nord et de l’Est de la Syrie, notamment Hassaké et Qamichli. Les administrations civiles kurdes seraient maintenues, mais intégrées aux institutions centrales, tandis que l’État syrien reprendrait le contrôle des postes-frontières avec la Turquie et l’Irak.
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