Détroit d’Ormuz : la guerre invisible qui menace le cœur du commerce mondial
Dans la guerre qui oppose désormais Israël, les États-Unis et l’Iran, le détroit d’Ormuz est devenu le point névralgique de l’économie mondiale. Alors que certains pétroliers continuent de s’y aventurer au compte-gouttes, les experts redoutent une arme aussi simple que redoutable : la mine maritime. Derrière ce goulet d’étranglement de quelques kilomètres se joue l’équilibre énergétique de la planète.
Publié par Harrison du Bus
Résumé de l'article
— Le détroit d’Ormuz, par où transite près d’un cinquième du pétrole mondial, est aujourd’hui presque paralysé par la guerre.
— L’Iran semble autoriser sélectivement certains navires à passer tandis que des centaines de tankers restent bloqués dans le Golfe.
— Les experts redoutent surtout le minage du détroit, une arme capable de bloquer durablement le commerce maritime.
Il suffit d’observer une carte pour comprendre la fragilité de la situation. Entre les montagnes abruptes de la côte iranienne et les rivages d’Oman, le détroit d’Ormuz se resserre jusqu’à former un passage d’une trentaine de kilomètres. Mais la réalité maritime est encore plus étroite : les navires de très grand tirant d’eau ne peuvent emprunter que deux couloirs navigables d’environ deux milles nautiques chacun.
Autrement dit, un immense fleuve de pétrole et de marchandises circule dans un corridor plus étroit que bien des autoroutes. Avant la guerre, près de 20 % du commerce mondial de pétrole transitait par ce passage. Aujourd’hui, cette artère vitale fonctionne au ralenti, suspendue aux calculs stratégiques de Téhéran et aux tentatives de sécurisation occidentales.
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