Allemagne : Friedrich Merz vacille sous les revers, l’AfD prospère
Treize mois après son arrivée à la chancellerie, Friedrich Merz traverse la période la plus difficile de son mandat. Impopularité record, tensions dans sa coalition, progression continue de l’AfD et humiliation diplomatique à l’ONU fragilisent un dirigeant qui promettait pourtant de restaurer la puissance allemande sur la scène internationale.
Publié par Harrison du Bus
Résumé de l'article
Impopularité record, progression de l’AfD, tensions au sein de la coalition et échec historique à l’ONU : Friedrich Merz traverse la période la plus difficile de son mandat à la tête de l’Allemagne.
Il voulait incarner le retour de l’Allemagne, restaurer son influence diplomatique, relancer son économie et refermer la parenthèse Scholz. Treize mois après son arrivée à la chancellerie, Friedrich Merz se retrouve au contraire confronté à une accumulation de difficultés qui alimentent désormais ouvertement les spéculations sur son avenir politique.
Selon un récent sondage de l’institut Forsa, 85 % des Allemands se déclarent insatisfaits de son action. Un niveau d’impopularité inédit pour un chef du gouvernement allemand depuis la Seconde Guerre mondiale. Plus préoccupant encore pour la CDU, cette défiance s’inscrit dans un contexte où l’AfD continue de progresser et dépasse désormais nettement les conservateurs dans plusieurs enquêtes nationales.
Une première année marquée par les faux départs
Les difficultés de Friedrich Merz ne datent pas d’hier. Dès mai 2025, celui qui avait remporté les élections législatives échouait à être élu chancelier au premier tour du vote au Bundestag, une première dans l’histoire de la République fédérale depuis 1949.
Cette entrée en fonction laborieuse avait déjà révélé les fragilités de la coalition conclue entre la CDU-CSU et le SPD. Depuis lors, les tensions n’ont cessé de s’accumuler. Les désaccords sur la réforme des retraites ont provoqué une fronde interne chez les jeunes élus conservateurs. Les querelles entre partenaires de coalition sont devenues récurrentes.
Surtout, les résultats économiques tardent à venir. Alors que l’Allemagne reste confrontée à des difficultés structurelles majeures, les réformes promises pendant la campagne avancent lentement. Les perspectives de croissance ont été revues à la baisse et les inquiétudes économiques dominent désormais les préoccupations des électeurs allemands.
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