Athénée du Sippelberg : Jacqueline Galant confirme des suspensions et une enquête en cours
Scandale en pleine école à Molenbeek. Un enseignant de l’Athénée royal du Sippelberg est visé par des accusations graves de harcèlement sexuel, menaces et racket. Suspendu avec la direction, il fait désormais l’objet d’une enquête administrative et judiciaire. La ministre Jacqueline Galant assure suivre le dossier « de très près ».
Publié par Demetrio Scagliola
Résumé de l'article
- Un enseignant de l’Athénée royal du Sippelberg est accusé de harcèlement sexuel, menaces et racket
- Suspension préventive du professeur, mais aussi du directeur et de la direction adjointe
- Une enquête administrative est en cours via Wallonie-Bruxelles Enseignement (WBE)
- La justice est saisie et instruit le dossier
- La ministre Jacqueline Galant évoque des faits « graves » signalés par des parents et élèves
Une affaire sensible secoue actuellement l’Athénée royal du Sippelberg à Molenbeek. Interpellée en séance au Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles, la ministre des Médias et de la Fonction publique, Jacqueline Galant (MR), a confirmé qu’une enquête administrative et judiciaire était en cours après des accusations graves visant un enseignant.
Des faits graves signalés par des élèves
C’est la députée MR Clémentine Barzin qui a interpellé la ministre à propos de cette situation. Selon les éléments relayés, un enseignant fait l’objet de plaintes d’élèves pour harcèlement sexuel, menaces et faits assimilés à du racket.
Face à la gravité des accusations, Wallonie-Bruxelles Enseignement (WBE) a pris des mesures immédiates. L’enseignant concerné a été écarté préventivement, tout comme le directeur et la directrice adjointe de l’établissement, le temps que l’enquête administrative se poursuive.
Une réaction rapide de WBE et un suivi judiciaire
Dans sa réponse, Jacqueline Galant a insisté sur la réactivité des services concernés. Alertée directement par des parents et des élèves, la ministre indique avoir contacté immédiatement WBE, qui a pris des dispositions sans délai.
Une enquête administrative est en cours afin d’examiner les faits à charge et à décharge, tandis que la justice a été saisie et assure désormais le suivi des plaintes déposées.
La ministre s’est toutefois montrée prudente, rappelant le caractère confidentiel du dossier et la nécessité de respecter la présomption d’innocence.
Une priorité : garantir un cadre sécurisé
Au-delà de l’enquête, l’exécutif entend surtout garantir la sécurité au sein de l’établissement. Jacqueline Galant a souligné que sa priorité, partagée avec la ministre de l’Éducation Valérie Glatigny, est d’assurer un environnement serein et sécurisé pour les élèves et le personnel.
« Nous sommes particulièrement attentifs au suivi du dossier et aux mesures prises par WBE », a-t-elle assuré.
Une affaire suivie de près
Pour la députée Clémentine Barzin, qui a salué l’engagement de la ministre, il s’agit d’un dossier particulièrement sensible, dont les faits apparaissent « a priori graves », tout en rappelant la nécessité de respecter les procédures en cours.
L’affaire est désormais entre les mains de la justice, tandis que les autorités éducatives restent mobilisées pour garantir le bon fonctionnement de l’établissement dans un contexte sous tension.