Audiovisuel public : Charles Alloncle juge le système « irréformable » et remet la privatisation sur la table
Après six mois d'enquête parlementaire sur l'audiovisuel public, Charles Alloncle durcit considérablement son diagnostic. Le député UDR estime désormais le système « irréformable » et prévient que la privatisation pourrait s'imposer dans le débat présidentiel de 2027.
Publié par Harrison du Bus
Résumé de l'article
Charles Alloncle juge l'audiovisuel public « irréformable » après l'affaire Charles Sapin. L'ancien rapporteur de la commission d'enquête estime que la privatisation pourrait s'imposer dans le débat de 2027.
Quatre mois après avoir rendu son rapport sur l'audiovisuel public, Charles Alloncle ne croit plus guère à sa réforme de l'intérieur.
Le député UDR de l'Hérault, qui fut rapporteur de la très médiatique commission d'enquête parlementaire consacrée au secteur, a publié ce 30 septembre Je jure de dire toute la vérité, aux éditions Fayard. Dans un entretien accordé au Figaro à cette occasion, il dresse un bilan particulièrement sévère de ses six mois d'investigations et estime que les événements intervenus depuis la fin de ses travaux ont encore aggravé son diagnostic.
L'épisode Charles Sapin constitue à ses yeux le point de rupture. Le directeur adjoint de la rédaction de Valeurs actuelles avait été recruté à la rentrée pour assurer un éditorial hebdomadaire dans la matinale du dimanche de France Inter. La décision avait provoqué une vive contestation au sein de Radio France et une grève. La direction, qui avait initialement défendu ce recrutement au nom de sa volonté d'« organiser la conversation entre toutes les opinions », a finalement supprimé cet éditorial. Charles Sapin a alors annoncé son départ de la station.
Pour Alloncle, cet épisode constitue une démonstration. « En cédant aux syndicats dans l'affaire Charles Sapin, la direction de Radio France a démontré le caractère irréformable de l'audiovisuel public », affirme-t-il au Figaro.
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