Cessez-le-feu provisoire entre l’Iran et les États-Unis, Trump revendique une « victoire totale »
La nuit aura porté conseil aux belligérants. Donald Trump a suspendu ses menaces de destruction de l'Iran. Une trêve de deux semaines a été conclue entre les deux parties, sous l'égide du Pakistan et avec le soutien d'Israël. Des négociations plus approfondies débuteront vendredi.
Publié par Rédaction
Résumé de l'article
- Trump n'a pas mis ses menaces à exécution.
- Une trêve de deux semaines est décrétée entre les États-Unis et l'Iran, avec le soutien d'Israël.
- Des conditions sont fixées pour rouvrir le détroit d'Ormuz.
Sommaire
L’Iran et les États-Unis ont accepté d’entamer deux semaines de négociations à Islamabad, accompagnées d’un cessez-le-feu temporaire. Cette décision intervient après que le président américain Donald Trump a suspendu sa menace de destruction de l’Iran, dont l'ultimatum expirait cette nuit.
En échange, Téhéran accepte de rouvrir le détroit d’Ormuz, à condition que les attaques israélo-américaines cessent. L’Iran précise toutefois que la guerre ne prendra fin que si les négociations aboutissent.
L’Iran a également proposé un plan en dix points, incluant la poursuite de son programme d’enrichissement d’uranium, la levée de toutes les sanctions et un principe de non-agression. Cette trêve de deux semaines pourra être prolongée, mais cela ne signifie pas la fin de la guerre, a précisé sur le réseau X le ministre iranien des Affaires Étrangères Seyed Abbas Araghchi.
Israël soutient
Les discussions doivent débuter vendredi au Pakistan, avec le soutien d’Israël. "Israël soutient la décision du président Trump de suspendre les frappes contre l’Iran pendant deux semaines, à condition que l’Iran rouvre immédiatement les détroits et mette fin à toutes les attaques contre les États-Unis, Israël et les pays de la région", a déclaré le bureau du Premier ministre Benjamin Netanyahou. Qui s’empresse d’ajouter que cette trêve temporaire n’inclut pas le Liban, contrairement à ce qu’avait affirmé le Premier ministre pakistanais, médiateur.
De son côté, Donald Trump affirme que cet accord représente une “victoire totale” et assure que la question nucléaire iranienne sera réglée, sans préciser comment. Il évoque aussi un possible rôle de la Chine dans la mise en place des négociations. Un rôle qui sera peut-être clarifié lors de la visite de Trump à Beijing durant le mois de mai.