« C'est historique » : Céline Imart salue l'adoption d'une résolution européenne contre l'entrisme islamiste
Le Parlement européen a adopté ce jeudi une résolution portée par Céline Imart contre l'entrisme islamiste et l'influence des Frères musulmans. L'élue revendique une « victoire historique » et réclame davantage de contrôle sur les financements européens ainsi qu'un examen des réseaux susceptibles de relever de la liste terroriste de l'Union.
Publié par Harrison du Bus
Résumé de l'article
Céline Imart salue l'adoption d'une résolution européenne contre l'entrisme islamiste et les Frères musulmans. Financements, FEMYSO, liste terroriste : les enjeux du texte.
« C'est fait. Et c'est historique. » L'eurodéputée française Céline Imart (Les Républicains, PPE) s'est félicitée, ce jeudi 8 octobre, de l'adoption par le Parlement européen d'une résolution consacrée à la lutte contre l'entrisme islamiste et l'influence des réseaux des Frères musulmans.
Le texte, porté par le groupe du Parti populaire européen, demande une stratégie européenne destinée à mieux identifier les réseaux d'influence islamistes, à renforcer le contrôle des financements publics et à examiner les conditions d'éventuelles sanctions contre les structures concernées.
Dans une vidéo publiée sur X, Céline Imart présente ce vote comme une rupture politique. « J'ai brisé un tabou que l'Europe traînait comme une chaîne », affirme-t-elle, estimant que les institutions européennes viennent d'opérer un « changement de doctrine majeur ».
C’est fait. Et c’est historique.
— Céline Imart (@CelineImart) October 8, 2026
Le Parlement européen vient d’adopter ma résolution contre l’entrisme islamiste et les réseaux des Frères musulmans.
J’ai brisé un tabou que l’Europe trainait comme une chaîne : cette victoire signifie un changement de doctrine majeur dans les… pic.twitter.com/QVO8Hl9dv2
« Plus personne ne pourra dire : nous ne savions pas »
Pour l'eurodéputée, cette adoption marque l'aboutissement d'une mobilisation engagée depuis plusieurs mois, notamment en France.
Elle rappelle la publication du rapport sur les Frères musulmans et l'islamisme politique, rendu public en mai 2025 sous l'impulsion du ministère de l'Intérieur alors dirigé par Bruno Retailleau, ainsi que les initiatives parlementaires françaises visant à faire examiner l'inscription de la confrérie sur la liste européenne des organisations terroristes. « Il était temps que l'Europe, à son tour, ouvre les yeux et agisse », déclare-t-elle.
L'élue estime que les institutions ne pourront désormais plus ignorer les risques d'influence qu'elle associe aux réseaux fréristes. « Plus personne ne pourra dire : nous ne savions pas. Plus personne ne pourra feindre la naïveté face aux Frères musulmans, à leurs réseaux », insiste-t-elle.
Trois priorités : institutions, financements et liste terroriste
Céline Imart détaille trois avancées qu'elle attribue à cette résolution.
La première concerne les relations entre les institutions européennes et les associations soupçonnées d'entretenir des liens avec les réseaux islamistes. L'eurodéputée vise notamment le FEMYSO, une organisation européenne de jeunesse musulmane qu'elle présente comme une ramification des Frères musulmans. « Nos institutions ne peuvent plus servir de certificat de respectabilité aux réseaux islamistes », affirme-t-elle, avant de lancer : « Le message est très clair, à partir de maintenant, c'est dehors. »
La deuxième priorité concerne l'argent public. Céline Imart réclame une traçabilité complète des fonds européens susceptibles de bénéficier, directement ou par l'intermédiaire d'autres structures, à des organisations liées à l'islamisme politique. « Il n'y aura désormais plus un seul euro d'argent public pour les islamistes », promet-elle.
La résolution vise ainsi à renforcer les vérifications des bénéficiaires et des circuits de financement. Il s'agit, à ce stade, d'une demande politique adressée aux institutions compétentes, et non de la suppression automatique de toutes les subventions évoquées.
Enfin, le texte appelle le Conseil de l'Union européenne à examiner, sur la base des éléments transmis par les États membres, si certaines entités ou personnes liées aux Frères musulmans remplissent les critères juridiques d'inscription sur la liste européenne des organisations terroristes.
Cette éventuelle inscription nécessiterait une décision distincte du Conseil : elle ne résulte pas directement du vote de jeudi.
Une victoire politique, mais pas encore des mesures contraignantes
La résolution marque une prise de position du Parlement européen. Elle ne constitue cependant pas une législation directement applicable et n'entraîne, à elle seule, ni interdiction générale des Frères musulmans ni exclusion immédiate des associations mises en cause.
Sa portée dépendra notamment des suites que lui réserveront la Commission européenne et le Conseil. Céline Imart en est consciente. « Ce vote est une victoire, mais c'est aussi un point de départ. La Commission et le Conseil doivent passer aux actes, et j'y veillerai », prévient-elle.
Pour l'eurodéputée LR, l'enjeu est désormais de transformer cette prise de position parlementaire en décisions concrètes sur les partenariats institutionnels, le contrôle des financements et l'évaluation des réseaux islamistes présents en Europe.