Affaire Epstein : des perquisitions ciblent Jack Lang, l’Institut du monde arabe concerné
L’enquête française aux ramifications internationales autour de Jeffrey Epstein a franchi un nouveau cap lundi matin. Des perquisitions ont été menées, notamment à l’Institut du monde arabe (IMA) à Paris, dans le cadre des investigations visant son président démissionnaire, l’ancien ministre français Jack Lang, a confirmé le Parquet national financier.
Publié par Nicolas de Pape
• Mis à jour le
Résumé de l'article
Des perquisitions ont visé ce lundi l'Institut du monde arabe (IMA) et le domicile de l'ancien ministre de la Culture. Visé par une enquête pour « blanchiment de fraude fiscale aggravée », Jack Lang a été contraint à la démission alors que son nom apparaît 673 fois dans les documents judiciaires liés au financier américain. Sa fille, Caroline Lang, est également au cœur des investigations pour ses liens avec une société offshore d'Epstein.
La justice française a ouvert le 6 février une information judiciaire pour des soupçons de « blanchiment de fraude fiscale aggravée ». L’enquête vise Jack Lang ainsi que sa fille, Caroline Lang. À ce stade, aucun chef d’inculpation n’est toutefois retenu contre l’ancien ministre socialiste, âgé de 86 ans, contraint de quitter la tête de l’IMA après les révélations successives sur ses liens présumés avec le financier américain déchu.
Mentionné à 673 reprises
Des documents issus de procédures judiciaires aux États-Unis mentionnent le nom de Jack Lang à 673 reprises dans des échanges en lien avec Jeffrey Epstein, faisant apparaître des relations d’intérêt entre les deux hommes. Les opérations de police sont intervenues à un moment symbolique : elles se déroulaient alors que l’ancien ministre faisait officiellement ses adieux au personnel de l’Institut lors d’une cérémonie interne.
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