Feux de forêt en Grèce : 281 arrestations rappellent que le climat n’explique pas tout
Si les fortes chaleurs, la sécheresse et les vents violents favorisent la propagation des incendies, ils n’en constituent pas nécessairement l’élément déclencheur. En Grèce, plus de 280 personnes ont été arrêtées depuis le début de l’année pour leur implication présumée dans des départs de feu, volontaires ou provoqués par négligence.
Publié par Rédaction
Résumé de l'article
En Grèce, les 281 arrestations enregistrées depuis janvier — dont près de 90 % pour des feux provoqués par négligence — rappellent que, si la sécheresse, la chaleur et le vent aggravent considérablement les incendies, l’imprudence et les actes volontaires restent à l’origine de nombreux départs de feu.
Alors que la France a poursuivi plus de 340 incendiaires dont un tiers de mineurs, au total, 281 arrestations ont été effectuées en Grèce, a annoncé mercredi Yannis Artopios, porte-parole des pompiers grecs, sur la chaîne publique ERT. Parmi les personnes interpellées, 252, soit près de 90 %, sont soupçonnées d’avoir provoqué un incendie par imprudence ou négligence. Les 29 autres auraient volontairement mis le feu.
Facteur déclencheur
Ces chiffres montrent que le réchauffement climatique, souvent invoqué pour expliquer l’intensification des feux de forêt, ne suffit pas à rendre compte de leur origine. Les conditions météorologiques extrêmes transforment certes plus facilement un départ de feu en catastrophe, mais l’intervention humaine demeure, dans de nombreux cas, le facteur déclencheur.
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