« Votre accusation de racisme est une insulte » : Lecornu répond sèchement à Mélenchon sur les blocages de lycées
Jean-Luc Mélenchon a dénoncé la « férocité » de la réponse gouvernementale aux blocages de lycées, avec un « arrière-goût raciste évident ». Sébastien Lecornu lui répond en évoquant tirs de mortiers, incendies et une lycéenne blessée à l’acide : « Votre accusation de racisme est une insulte. »
Publié par Harrison du Bus
Résumé de l'article
Jean-Luc Mélenchon dénonce un « arrière-goût raciste » dans la réponse aux blocages de lycées. Sébastien Lecornu lui répond vivement : « Votre accusation de racisme est une insulte. »
Le ton monte brutalement entre Jean-Luc Mélenchon et Sébastien Lecornu autour de la mobilisation qui touche depuis plusieurs jours des lycées franciliens.
Alors que plusieurs établissements ont connu des blocages, parfois accompagnés de tirs de mortiers d’artifice, d’incendies et de violences, le leader de La France insoumise a directement mis en cause le gouvernement.
Les lycéens en mouvement sont inoffensifs. Le gouvernement Lecornu a ordonné la répression. Cette férocité est irresponsable avec un arrière-goût raciste évident. Pas touche à nos jeunes. Élus et militants insoumis interposez-vous partout où vous le pouvez.
— Jean-Luc Mélenchon (@JLMelenchon) September 28, 2026
« Les lycéens en mouvement sont inoffensifs. Le gouvernement Lecornu a ordonné la répression », a écrit Jean-Luc Mélenchon sur X. L’ancien candidat à la présidentielle va surtout beaucoup plus loin en introduisant la question raciale dans la polémique : « Cette férocité est irresponsable avec un arrière-goût raciste évident. Pas touche à nos jeunes. »
Et il lance une consigne aux Insoumis : « Élus et militants insoumis, interposez-vous partout où vous le pouvez. »
« Votre accusation de racisme est une insulte »
Sébastien Lecornu a choisi de lui répondre frontalement. « Monsieur Mélenchon, ce matin, une lycéenne a été blessée à l’acide chlorhydrique, aux mains et au visage par des agresseurs violents », commence le Premier ministre.
Il poursuit en énumérant les incidents survenus autour de certains établissements : « Il y a aussi les tirs de mortier par dizaine, les incendies, les agressions contre les personnels. » Puis vient la réponse à l'accusation la plus grave formulée par Jean-Luc Mélenchon.
Monsieur Mélenchon, ce matin, une lycéenne a été blessée à l’acide chlorhydrique, aux mains et au visage par des agresseurs violents. Il y a aussi les tirs de mortier par dizaine, les incendies, les agressions contre les personnels.
— Sébastien Lecornu (@SebLecornu) September 28, 2026
Votre accusation de racisme est une insulte.… https://t.co/IxBTQF6YAk
« Votre accusation de racisme est une insulte. Racialiser un débat sur la sécurité des élèves, c’est ajouter de la division là où un responsable politique devrait chercher à ramener le calme », rétorque Sébastien Lecornu.
Le chef du gouvernement oppose ensuite trois principes au dirigeant insoumis : « Les élèves ont le droit à la sécurité. Les personnels ont droit à la protection. Les policiers ont droit au respect lorsqu’ils accomplissent leur mission. »
« Oui ou non, condamnez-vous ces violences ? »
La fin de la réponse est plus offensive encore. « Condamner la violence et ceux qui agressent des lycéens devrait vous demander moins d’efforts que salir ceux qui les protègent », lance Sébastien Lecornu à Jean-Luc Mélenchon.
Avant de l'accuser à son tour de contribuer à la tension : « Cela devrait être plus facile que de souffler sur les braises. » Et le Premier ministre termine sa réponse par une question directe : « Donc, oui ou non, condamnez-vous ces violences ? »
L'échange intervient alors que la mobilisation lycéenne prend de l'ampleur en Île-de-France. Les revendications exprimées dans plusieurs établissements concernent notamment les classes surchargées, les professeurs non remplacés ou encore le manque de personnels éducatifs et médico-sociaux.
Le gouvernement affirme que ces difficultés doivent être « entendues et traitées », tout en distinguant les revendications des élèves des violences commises en marge de certains blocages.
Les ministres de l'Intérieur et de l'Éducation nationale ont ainsi demandé aux forces de sécurité d'interpeller les auteurs de délits et de préserver l'ordre public avec un « usage proportionné de la force ». En cas de blocage total d'un établissement, une intervention peut être engagée après concertation avec le chef d'établissement.