France, plus de 200 agences bancaires touchées par les violences du 17 octobre
Plus de 200 agences bancaires ont subi des dégradations en marge des manifestations du 17 octobre en France. Les six grands groupes sont concernés, selon la FBF, qui annonce un accompagnement des clients touchés.
Publié par A JS
Résumé de l'article
Les six grands groupes bancaires français recensent plus de 200 agences touchées par les violences du 17 octobre. Des incendies ont notamment frappé Quimper et Paris. Les banques annoncent des facilités financières pour leurs clients, tandis que le gouvernement prépare des aides aux commerces sinistrés.
Les violences du week-end du 17 octobre ont touché plus de 200 agences bancaires en France. La Fédération bancaire française (FBF) a annoncé ce décompte mardi 20 octobre. Il recense des actes de vandalisme de gravité variable, commis en marge des manifestations contre la vie chère.
Les dégâts concernent les six grands groupes bancaires français. BNP Paribas, Crédit Agricole, Société Générale, Crédit Mutuel et La Banque postale figurent parmi les établissements touchés. BPCE, qui rassemble les Banques populaires et les Caisses d’épargne, complète cette liste.
Le secteur bancaire compte près de 33.000 agences en France, selon les données publiques de la Banque centrale européenne à fin décembre 2025. Les dégradations recensées concernent plusieurs territoires, souligne la FBF.
Des agences bancaires touchées par des incendies
À Quimper, en Bretagne, un incendie s’est déclaré samedi à l’entrée d’une agence BNP Paribas. Cet épisode figure parmi les dégradations survenues pendant la journée de mobilisation du 17 octobre.
À Paris, un autre incendie a atteint le rez-de-chaussée du nouveau siège de Qonto. Cette entreprise de services financiers possède ses nouveaux bureaux dans le centre de la capitale.
La FBF déplore les dommages infligés aux outils de travail des banques. Qonto a également condamné les actes de vandalisme contre ses locaux, ainsi que toute forme de violence.
Un accompagnement financier pour les clients touchés
Les banques annoncent une mobilisation auprès de leurs clients victimes des violences depuis samedi. Elles prévoient notamment des suspensions d’échéances ou des avances, selon la FBF. Les établissements entendent adapter leurs réponses aux besoins de chaque client.
Ces mesures complètent les aides annoncées par le gouvernement pour les commerces sinistrés. L’exécutif a notamment prévu le recours au chômage partiel à partir de mardi. Il a aussi annoncé un fonds de soutien spécifique, dont les modalités restaient à déterminer lundi.
Des discussions avec les assurances visent également à accélérer les expertises. L’enjeu concerne donc les réparations matérielles, mais aussi l’accompagnement financier des activités frappées par les dégradations et les pillages.
Entre 2.000 et 3.000 commerces concernés
Les dommages dépassent largement le secteur bancaire. Mardi, le ministre du Commerce Serge Papin a estimé entre 2.000 et 3.000 le nombre de commerces touchés durant le week-end.
Les enseignes de la grande distribution figurent notamment parmi les victimes. À Paris, des pillages ont frappé des magasins dans le quartier de la place de la République.
Lundi, le Premier ministre Sébastien Lecornu avait annoncé la possibilité de couvre-feux partiels et localisés pour protéger notamment les commerces. Cette réponse sécuritaire accompagne les mesures économiques destinées aux professionnels sinistrés.