Fronde généralisée contre la médecine d’État de Vandenbroucke
Publié par A.G.
• Mis à jour le
Médecins, mutuelles, syndicats médicaux, partis politiques… Le projet de réforme du ministre socialiste Frank Vandenbroucke soulève une opposition rare et transversale. Au nom de la concertation, c’est tout un modèle qui se rebiffe.
Le front du refus s’élargit face aux ambitions réformatrices du ministre fédéral de la Santé. Depuis plusieurs semaines, Frank Vandenbroucke (Vooruit) multiplie les annonces concernant son avant-projet de loi sur la réforme des soins de santé, notamment sur la généralisation du conventionnement, la limitation des suppléments d’honoraires à 125 % et l’encadrement tarifaire des soins non couverts. Mais à force de vouloir aller vite — et seul —, le ministre s’attire la colère d’un large éventail d’acteurs du système.
Médecine d’État, vraiment ?
Le président du MR, Georges-Louis Bouchez, a tiré à boulets rouges sur ce qu’il considère être une dérive vers une « médecine d’État à l’anglaise ». « Ce n’est pas un projet de gouvernement, c’est une lubie personnelle. Mais le MR ne le soutiendra pas », a-t-il averti sur Bel RTL. Son refus est catégorique : « Il n’est pas question de punir tous les médecins, surtout ceux qui exercent des spécialités mal rémunérées au regard de leurs années d’étude et de leur responsabilité. »
Même son de cloche chez Les Engagés. Leur président, Yvan Verougstraete, appelle le ministre à « revoir sa copie » et à « reprendre le chemin d’une réelle concertation ». Le centriste s’inquiète des effets collatéraux de la réforme sur les hôpitaux francophones, qui dépendent plus fortement des suppléments d’honoraires. Il plaide pour des « assises de la santé » et une réforme équilibrée, alliant qualité des soins, transparence, rémunération juste et viabilité des institutions hospitalières.
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