Un signal politique jugé encourageant est venu mercredi de Gaza. Le Hamas affirme être prêt à procéder, « aussi vite que possible », à un transfert complet de la gouvernance de la bande de Gaza au Comité national pour l’administration de Gaza, une instance mise en place dans le cadre du plan américain destiné à mettre fin au conflit.
Selon Hazem Qassem, porte-parole du Hamas dans le territoire, les préparatifs seraient déjà bien avancés. « Des protocoles ont été préparés, des dossiers ont été finalisés et des comités sont chargés de l’opération », a-t-il déclaré à l’AFP, évoquant un transfert de la gouvernance « dans tous les domaines ».
Un contexte favorable à la phase II du plan Trump
Cette déclaration est interprétée par plusieurs observateurs comme un élément de nature à faciliter la phase II du plan de paix porté par le président américain Donald Trump. Cette étape vise précisément à écarter le Hamas de la gestion civile et administrative de Gaza, condition centrale pour stabiliser durablement le territoire et avancer vers un règlement politique plus large.
Rafah, un point de vigilance sécuritaire
Le Hamas pose toutefois une condition pratique à ce transfert : la possibilité, pour les membres du Comité national, de se rendre effectivement dans la bande de Gaza. Hazem Qassem appelle à une réouverture totale du passage de Rafah, entre le sud de Gaza et l’Égypte, « dans les deux sens » et « sans entraves israéliennes ».
Si cette demande peut s’inscrire dans une logique de normalisation administrative et de circulation des autorités civiles, elle appelle néanmoins à la prudence. Une réouverture complète et non contrôlée du point de passage de Rafah soulève en effet le risque d’un réarmement du Hamas, par des flux incontrôlés de matériels, de combattants ou de financements. Un enjeu sécuritaire majeur, qui pourrait conditionner l’acceptabilité internationale et régionale de la mise en œuvre concrète de la phase II du plan américain.
La Rédaction
(Photo Hashem Zimmo/Middle East Images/StringersHub/Sipa USA : passants photographiés à proximité de l’université Al-Azhar de Gaza, 7 décembre 2025)