Guerre Iran-Israël : la BCE redoute un choc énergétique et le retour de l’inflation
La guerre au Moyen-Orient n’est plus seulement un risque géopolitique : elle redevient un facteur macroéconomique européen. Alors que le pétrole se rapproche des 80 dollars et que les prix du gaz ont bondi, le chef économiste de la Banque centrale européenne, Philip Lane, avertit qu’un conflit prolongé pourrait provoquer une poussée d’inflation et un net ralentissement de l’activité en zone euro. Le signal arrive au pire moment, celui où les chiffres d’Eurostat montrent déjà une inflation plus ferme qu’attendu en février, tandis que Francfort s’efforce de stabiliser durablement la désinflation.