« Il faut qu'un euro égale un euro » : la révolution fiscale voulue par Paul Magnette
Paul Magnette dévoile dans Sudinfo les priorités de la refondation du PS : logement, voitures électriques accessibles et révolution fiscale..
Publié par Demetrio Scagliola
Résumé de l'article
- Plus de 5.000 participants et 10.000 propositions ont nourri la refondation du PS.
- Le logement et la flexibilité choisie dans l'organisation du travail remontent dans les priorités.
- Paul Magnette défend une « révolution fiscale » et la globalisation des revenus.
Sommaire
Premier enseignement : certaines priorités ont bougé. C'est particulièrement le cas du logement. « Lorsqu'on a parlé de pouvoir d'achat, quasi la moitié du temps, ça tournait autour du logement », explique Paul Magnette.
Le président du PS veut notamment développer davantage le logement public, y compris pour les revenus moyens confrontés à la hausse des loyers.
Autre surprise : le travail. Les participants réclameraient davantage de flexibilité. Mais Magnette insiste sur une flexibilité « choisie », permettant aux travailleurs d'organiser plus librement leur temps sans réduire leurs droits.
Le socialiste reconnaît que cette aspiration « n'était pas très haut dans nos priorités ». Le constat pourrait aussi faire évoluer la traditionnelle revendication de réduction collective du temps de travail : « On voit des attentes très variables », constate-t-il.
Une « révolution fiscale »
Magnette identifie trois grandes transformations auxquelles son futur projet doit répondre : le climat, le vieillissement démographique et l'intelligence artificielle.
Sur le climat, il avance notamment une idée originale : créer un « parc social de voitures électriques », permettant aux ménages qui ne peuvent en acheter une de la louer à tarif modéré, avec possibilité d'acquisition ultérieure.
Mais c'est sur la fiscalité que le président du PS assume l'une des orientations les plus fortes. Le vieillissement entraînera davantage de dépenses de pensions et de santé, estime-t-il, ce qui nécessiterait « carrément une révolution fiscale ».
Son principe : « Il faut qu'un euro égale un euro », qu'il provienne du travail ou du patrimoine. Interrogé par Sudinfo sur la globalisation des revenus, Paul Magnette répond clairement : « Oui ».
Le projet doit encore retourner devant militants et citoyens. Le programme électoral, lui, viendra dans un second temps.