La France veut traiter ce sujet rapidement. Le président Emmanuel Macron a demandé l’engagement d’une procédure accélérée afin que l’interdiction des réseaux sociaux pour les moins de 15 ans puisse entrer en vigueur dès la rentrée scolaire prochaine. Une initiative présentée comme une mesure de protection sanitaire et psychologique, mais dont l’application soulève d’importantes questions juridiques, techniques et européennes — y compris en Belgique.
À Paris, le cap est désormais clairement fixé. Le texte porté par la députée Laure Miller prévoit non seulement l’interdiction d’accès aux réseaux sociaux pour les moins de 15 ans, mais aussi une extension de l’interdiction des smartphones dans les établissements scolaires, jusqu’au lycée. Le chef de l’État invoque la santé mentale des adolescents, leur exposition à des contenus anxiogènes ou dangereux, et le caractère addictif des plateformes dominées par des logiques algorithmiques étrangères.
Cette accélération s’opère après plusieurs alertes sanitaires et judiciaires, mais aussi dans un contexte international où d’autres pays, comme l’Australie ou le Danemark, ont déjà franchi le pas. Reste le point crucial de la méthode de vérification de l’âge. À ce stade, Paris n’a pas encore tranché entre reconnaissance faciale, transmission de documents d’identité ou solutions intermédiaires, non intrusives, compatibles avec le droit européen.
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